Épiphanie

Les 5 à 7 Duceppe

En vente prochainement.

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Texte Nathalie Doummar

Mise en scène Chloé Robichaud

Hiver 2020

Durée approximative: 50 minutes

Depuis 2018, Nathalie Doummar est autrice en résidence chez Duceppe. Sa nouvelle création Épiphanie sera mise en scène par la cinéaste Chloé Robichaud (Sarah préfère la course, Féminin/Féminin).

Description et distribution à venir.

Une pièce, une collation, une bière

Inspirés du concept écossais A Play, A Pie and A Pint, les 5 à 7 Duceppe présenteront de courtes pièces en un acte dans un lieu atypique: les coulisses du Théâtre Jean-Duceppe. Pour 20$, les spectateurs auront droit à une collation et une bière.

 

Les Montréalais ont pu se familiariser avec le théâtre en formule 5 à 7 au Théâtre La Licorne au cours des deux dernières saisons. À l’origine de cette initiative se trouvent David Laurin et Jean-Simon Traversy, par l’entremise de leur compagnie LAB87. Maintenant codirecteurs artistiques de Duceppe, Laurin et Traversy sont heureux de faire découvrir l’expérience conviviale des 5 à 7 au public de leur nouvelle maison, au cœur de la Place des Arts.

 

Viens prendre un coup de théâtre!

Avec le soutien de

Extraits de critiques

et

Témoignages

Tout à fait ravie, enchantée par la performance époustouflante de Yves Jacques, l’ingéniosité de la mise en scène, la page d’histoire et la rectitude du propos. Tout à fait génial!
— JD

J’ai trouvé le spectacle GÉNIAL! Du scénario à la mise en scène en passant par le jeu de l’acteur… Il y avait longtemps que je n’avais pas autant apprécié une pièce de théâtre.
— IM

Le spectacle était à la hauteur de mes attentes qui étaient très grandes. La scénographie et le jeu du comédien étaient exceptionnelles.
— AM

J’ai complètement adoré. La technologie est un plus mais le jeu de Yves Jacques est superbe. Rien que du bon! À recommander à mes amis.
— ML

Un excellent spectacle qui nous a transportés du début à la fin. Un texte d’une grande richesse, une mise en scène originale et créative et une interprétation magistrale, tous les éléments étaient réunis pour nous faire apprécier cette pièce.
— AM

C’était magnifique! L’utilisation du décor, la trame sonore, la conception d’éclairages, la mise en scène et bien sûr, le comédien! J’ai grandement apprécié cette œuvre dans son entièreté.
— MB

Mise en scène très originale, inédite, très créatrice, et qui sort des sentiers battus. Excellente performance du comédien Yves Jacques.
— PP

La mise en scène était magique! 2h15 de pur bonheur avec un comédien maîtrisant son rôle à la perfection.
— FBD

Première pièce de Robert Lepage : nous avons été complètement soufflés, ébahis par les aspects multimédias et la qualité de l’interprétation.
— ADM

C’est tout une performance d’Yves Jacques et le génie de M. Lepage. Bravo à eux et aux artisans magiques.
— RL

Le théâtre de Robert Lepage fait appel à notre intelligence. Sa non-linéarité, le non-respect des conventions théâtrales, le jeu exceptionnellement sensible de Yves Jacques, m’ont complètement chamboulée. J’en ai pleuré de bonheur.
— DP

Nous ne pouvions demander mieux, superbe moment de théâtre !
— SH

Une super production qui vaut le détour. L’ingéniosité de la scénographie est impressionnante. Yves Jacques est sublime. IMMENSE coup de cœur pour la scène finale!
— MLG

Tout simplement extraordinaire. J’ai dégusté ce spectacle du début à la fin, du grand Lepage, joué par un grand acteur.
— SR

Performance incroyable d’Yves Jacques. Usage ingénieux des éléments du décor, très introspectif comme pièce. Toute en finesse, du grand Robert Lepage.
— CB

J’ai apprécié ce spectacle autant que la première fois que je l’ai vu, à sa création, joué par Robert Lepage lui-même. Yves Jacques se l’ait bien approprié. La scénographie est extraordinaire, on croirait voir un film.
— OL

Très impressionnant tant au niveau technique qu’au niveau du jeu. Yves Jacques était tout simplement sublime.
— SL

Absolument fantastique! Quel génie que Robert Lepage et Yves Jacques, quel acteur! — ME Magnifiquement présenté. L’acteur, l’histoire, le mécanisme de la scène, la poésie derrière.
— NL

J’ai vu le spectacle à sa création, revu avec Yves Jacques et une troisième fois hier soir, en plus d’avoir vu le film. Toujours aussi ravie…
— RM

Ma fille et à moi avons adoré la pièce, autant la mise en scène que le jeu exceptionnel d’Yves Jacques.
— SV

Absolument fantastique. La mise en scène était parfaite et Yves Jacques sublime. Je reverrais ce même spectacle encore et encore.
— ST

Superbe! très bien joué et témoigne de la grande créativité de l’auteur et du metteur en scène!
— MB

Calendrier

En vente prochainement.
17h30
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Distribution

Photo : Pierre Dury

Yves
Jacques

Tous les personnages

La carrière d’Yves Jacques l’a mené de sa ville natale Québec à Montréal, puis à Paris où il joue depuis, aussi bien sur scène qu’au cinéma. Il a tourné dans cinq films du réalisateur Denys Arcand, dont Le déclin de l’empire américain, Jésus de Montréal et Les invasions barbares, ainsi que dans sept films du cinéaste français Claude Miller, notamment dans La Chambre des magiciennes, La petite Lily et Voyez comme ils dansent.

Sa renommée n’a depuis cessé de croître avec des films et des productions théâtrales tant en France qu’au Québec. Sur scène, il a tourné dans le monde entier avec deux pièces de Robert Lepage, La Face cachée de la Lune (à partir de 2001) et Le Projet Andersen (à partir de 2007), dans les versions française et anglaise.

Sa collaboration avec Lepage a incité Luc Bondy, alors directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris, à lui offrir un rôle au côté d’Isabelle Huppert dans Les Fausses Confidences de Marivaux, puis dans son ultime adaptation cinématographique produite et diffusée sur ARTE, avec la même distribution. Sur les planches de DUCEPPE, le public l’a applaudi dans Un Mari idéal d’Oscar Wilde, sous la direction de Françoise Faucher en 1999 et dans Une Journée particulière d’Ettore Scola, sous la direction de Serge Denoncourt en 2001. L’automne dernier, il était de la distribution de Je suis mixte de Mathieu Quesnel à La Petite Licorne.

Parmi les autres cinéastes avec lesquels Yves Jacques a eu le privilège de travailler, on peut citer Xavier Dolan, qui l’a dirigé dans Laurence Anyways, Jean-Paul Rappeneau dans Belles Familles, Olivier Dahan dans son film biographique Grace of Monaco et Martin Scorsese pour lequel il a joué dans The Aviator. Il sera bientôt à l’affiche du film La Beauté du monde d’André Forcier.

Pour son travail dans Le Projet Andersen, il reçoit en 2012 le prestigieux Elliot Norton Award dans la catégorie « Outstanding Solo Performance ». Yves Jacques a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le Ministère de la Culture et de la Communication de France en février 2001 et Officier de l’Ordre du Canada en 2009.

Dernière mise à jour : mars 2019

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Crédits

Assistance à l'écriture
Adam Nashman
Collaboration artistique et idée originale
Peder Bjurman
Assistance à la mise en scène
Pierre-Philippe Guay
Composition et enregistrement de la musique
Laurie Anderson
Conception des costumes
Marie Chantale Vaillancourt
Conception des marionnettes
Pierre Robitaille et Sylvie Courbon
Assistance à la conception de la scénographie
Marie-Claude Pelletier
Assistance à la conception des éclairages
Bernard White
Réalisation des images
Jacques Collin et Véronique Couturier

Médias

Autrice

Photo: Maxyme G. Delisle

Nathalie
Doummar

Diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2011, Nathalie Doummar est une artiste multidisciplinaire. En plus d’être formée en interprétation, elle maîtrise le chant. Elle est également auteure.

Nathalie Doummar propose une première pièce, percutante, intitulée Coco et créée en 2016 à La Petite Licorne dans une mise en scène de Mathieu Quesnel. Coco est saluée par la critique et présentée à guichets fermés, tant à sa création qu’à sa reprise à l’automne 2017. Forte de ce succès, l’auteure continue de consacrer temps et énergie à l’écriture parallèlement à sa carrière d’actrice. En 2017, elle présente L’amour est un dumpling — pièce en un acte qu’elle cosigne avec Mathieu Quesnel et Simon Lacroix — dans le cadre des 5 à 7 de La Licorne. Elle a aussi écrit Delphine de Ville Saint-Laurent, mis en scène par Martin Desgagné et produit par le Théâtre Urbi et Orbi en 2015.

Comédienne, Nathalie Doummar est de la distribution de diverses productions théâtrales dont la pièce L’amour est un dumplingLes 3 ténors de Ken Ludwig mise en scène par Benoît Brière et Martin Drainville et Chienne(s) de Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent. À la télévision, on la voit dans les séries TropNouvelle adresse, BoomerangAu secours de Béatrice et L’heure bleue. En 2016, elle fait ses débuts au cinéma en interprétant Félixe, rôle principal du film Pays de Chloé Robichaud aux côtés de Macha Grenon et Emily VanCamp. Performance qui lui vaut d’être finaliste aux Prix Écrans canadiens dans la catégorie «Interprétation féminine dans un premier rôle» en 2017.

Étoile montante de la scène culturelle québécoise, Nathalie Doummar travaille actuellement à l’écriture d’un court-métrage, en plus de plancher sur deux nouvelles pièces de théâtre. Depuis septembre 2018, elle est auteure en résidence chez Duceppe.

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Traducteur

Photo : Jocelyn Michel

Robert
Lepage

Artiste multidisciplinaire, Robert Lepage exerce avec une égale maîtrise les métiers d’auteur dramatique, de metteur en scène, d’acteur et de réalisateur. Salué par la critique internationale, il crée et porte à la scène des œuvres originales qui bouleversent les standards en matière d’écriture scénique, notamment par l’utilisation de nouvelles technologies. Il puise son inspiration dans l’histoire contemporaine et son œuvre, moderne et insolite, transcende les frontières. 

Diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec, il se perfectionne à Paris en 1978. En 1984, il crée la pièce Circulations, présentée partout au Canada. Suivent La Trilogie des dragons (1985), Vinci (1986), Le Polygraphe (1987) et Les Plaques tectoniques (1988). 

De 1989 à 1993, il occupe le poste de directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts à Ottawa. En parallèle, il poursuit sa démarche artistique avec Les Aiguilles et l’opium (1991), CoriolanMacbeth et La Tempête (1992) ainsi que A Midsummer Night’s Dream (1992), pièce qui lui permet de devenir le premier Nord-Américain à diriger une pièce de Shakespeare au Royal National Theatre de Londres. En 1994, il fonde Ex Machina, puis scénarise et réalise Le Confessionnal pour le cinéma. 

Parmi ses autres œuvres les plus marquantes, mentionnons au théâtre, La Face cachée de la LuneLe Projet Andersen, Lipsynch et 887; ses œuvres multimédias Le Moulin à images et La bibliothèque, la nuit; à l’opéra Le Rossignol et autres fables, le cycle Der Ring des Nibelungen de Wagner et L’Amour de loin; les spectacles The Secret World Tour et The Growing Up Tour de Peter Gabriel; et avec le Cirque du Soleil,  et TOTEM

Sa plus récente mise en scène de Coriolan, d’abord présentée au Festival de Stratford en 2018 puis tout récemment au Théâtre du Nouveau Monde, a été acclamée tant par la critique que le public. 

Parmi les nombreux prix décernés à Robert Lepage, mentionnons la Légion d’honneur, le prix Stanislavski, le Prix Europe, le Prix du Gouverneur général du Canada, le prix Eugene-McDermott du MIT, le prix Glenn-Gould et il a été fait Compagnon des arts et des lettres du Québec. 

Dernière mise à jour : mars 2019

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Entrevue avec Yves Jacques

L’acteur Yves Jacques mène une brillante carrière, ici comme à l’international. Ces dernières années, il a partagé la scène avec Isabelle Huppert, le grand écran avec Nicole Kidman ou encore Fabrice Luchini. À compter de 2001, il est devenu la voix et le visage de La Face cachée de la Lune de Robert Lepage. Depuis, il a fait le tour du monde, livrant ce solo plus de 300 fois en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Asie, en Europe et en Océanie. Acteur virtuose, donnant vie à tous les personnages de ce spectacle culte, il recevait le Prix Gascon-Roux (2003) et le Prix des abonnés du Théâtre du Trident (2011) pour cette performance. Entretien avec Yves Jacques.

 

Dans La Face cachée de la Lune, Robert Lepage dépeint le personnel pour atteindre l’universel et il a dit qu’il se souviendrait toujours de votre interprétation en Corée du Sud. Cette œuvre sur deux frères qui tentent de se réconcilier a pris une dimension particulière dans ce pays, en conflit avec « sa sœur », la Corée du Nord. Y a-t-il d’autres représentations dont vous vous rappelez plus spécialement ?

 

Je reviens d’abord sur la Corée. On y est retourné en mai 2018 et c’est incroyable l’effet que cette pièce peut avoir là-bas. Les gens sont d’une extrême fébrilité, parfois même en larmes quand ils viennent me rencontrer après la représentation. Des membres de l’équipe du théâtre, avec qui on a travaillé une ou deux semaines, étaient aussi très émus, bouleversés. En Corée, les familles sont déchirées, au Nord et au Sud. Ils ne se voient plus depuis des dizaines d’années et il y a tellement de Coréens qui ne demandent que ça, une réconciliation. La Face cachée de la Lune touche partout dans le monde, mais quand on a vu la réaction si intense des spectateurs de Séoul, c’est incomparable.

Ce que je trouve par ailleurs fascinant — et c’est là que je constate à quel point Lepage sait vraiment toucher l’âme humaine — c’est de voir les spectateurs de partout réagir aux mêmes endroits, à la réplique près, que ce soit en français ou en anglais, car je joue cette pièce dans les deux langues. Cependant, la façon de réagir est différente d’un pays à l’autre. Par exemple, au Mexique, je n’ai jamais vu une salle rire comme ça de ma vie. Les spectateurs avaient ouvert leurs cellulaires, ils s’envoyaient des textos sur ce qui se passait sur scène, prenaient des photos. Ils avaient un fun noir entre eux et je n’avais plus aucun contrôle. C’était débridé et déchaîné !

Sinon, je pense à la Chine, où les salles sont immenses, pour la présentation des opéras, des comédies musicales, de grands ballets. On se retrouve dans ces lieux parce que les petites salles ne sont pas assez larges pour accueillir notre décor. Je me souviens d’une fois en particulier, c’était juste avant que le spectacle commence. Je suis alors derrière le miroir, comme toujours. Mais, cette fois, je n’entends aucun, mais aucun son venir du public. On est à quelques minutes du début de la représentation. Je marche doucement en coulisse et je demande au régisseur : « Coudon, est-ce qu’il y a au moins quelques spectateurs ? » Il me répond que c’est plein à craquer ! Je repars, et on n’entend toujours rien, sauf le bruit de mes chaussures quand je retourne à ma place pour commencer le show ! C’était hallucinant, complètement le contraire de ce que j’avais vécu au Mexique.

Un autre moment dont je me souviens, tout à fait charmant celui-là, c’est lorsqu’on nous a invités en Catalogne, à Barcelone plus précisément. On leur a offert de présenter le spectacle en anglais ou en français. Ils ont exigé qu’on le fasse en français. Eux, ils parlent le catalan dans un pays espagnol et on nous a dit quelque chose comme : « Ça n’est certainement pas nous qui allons vous obliger à jouer la pièce en anglais alors qu’au départ elle a été créée en français, au Québec » !

Est-ce qu’elle a été présentée en Russie ?

Oui ! C’était Robert Lepage qui ouvrait un festival à Moscou en 2007 avec La Face cachée de la Lune, et moi, j’y étais avec Le Projet Andersen. Il ne le savait pas, mais le cosmonaute Alexeï Leonov, le héros de son enfance et l’inspiration même de la pièce qu’il jouait, était dans la salle. Après le spectacle, Leonov a rencontré Robert et lui a offert une bouteille de vodka, celle qu’il avait apportée avec lui dans le vaisseau spatial à l’époque, semble-t-il !

Il y a près de 20 ans, Robert Lepage vous confiait l’interprétation de La Face cachée de la Lune. « Elle est à toi maintenant », vous a-t-il dit. Comment vous êtes-vous réapproprié ce rôle, d’abord créé par Lepage, lui-même ?

Robert a effectué quelques légères adaptations quand je suis arrivé. Mais, j’ai toujours fait en sorte que ça demeure très respectueux de son travail. Je n’ai pas « kidnappé » le show à mes propres fins, ça reste un spectacle de Robert Lepage. D’abord, je l’ai joué de 2001 à 2005, puis j’ai repris Le Projet Andersen jusqu’en 2012, encore une fois, partout dans le monde.

En 2011, on nous a invités à présenter La Face au Trident à Québec — où la pièce avait été créée en 2000 — pour célébrer les 40 ans de ce théâtre. On a encore constaté un vrai engouement pour cette production que plusieurs considèrent comme l’une des plus accessibles et les plus populaires de Robert Lepage. À partir de là, les gens ont voulu revoir La Face cachée de la Lune et on a repris la route. L’hiver dernier, j’étais en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Séoul. L’automne d’avant, j’étais en Belgique et en France après avoir joué à Cardiff et Plymouth en Angleterre. Prochainement, on est attendus à Shanghai, Singapour et Barcelone. Ça n’arrête pas !

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Un pièce qui voyage!

D’Aarhus à Zurich, La Face cachée de la Lune a été applaudie par les spectateurs de 65 villes, dans 27 pays. Ce solo a été joué près de 450 fois à ce jour, dont plus de 300 par Yves Jacques.