KING DAVE

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Texte d’Alexandre Goyette en collaboration avec Anglesh Major

Mise en scène Christian Fortin

Interprétation Anglesh Major

Dès le 29 septembre 2020

Durée approximative: 1h30

Une rencontre improbable dans un party, un premier vol, une altercation dans un bar, un incendie dans un parc. Une peine d’amour, une trahison. En quelques jours, presque par accident, la vie de Dave bascule. Submergé par la peine, la colère et la peur, le jeune homme enchaîne les mauvaises décisions, se prend le bras dans l’engrenage de la violence et plonge dans une rapide descente aux enfers. Où se terminera sa chute?

Ce solo percutant expose dans une langue puissante et crue une réalité peu portée au théâtre: celle des rues sombres de Montréal, des quartiers populaires, de la délinquance ordinaire. La pièce a été présentée à guichets fermés à La Licorne en 2005 et a valu à Alexandre Goyette le Masque du texte original et celui de l’interprétation masculine. Elle fut également l’objet d’une adaptation cinématographique réalisée par Podz en 2016. Bien qu’il soit toujours aussi pertinent et actuel, le texte a été entièrement réécrit par son auteur, Alexandre Goyette, et le jeune acteur qui personnifie Dave en 2020, Anglesh Major. Cette nouvelle mouture de l’oeuvre s’en trouve enrichie notamment de questions liés à l’identité et à l’appartenance, et les récentes manifestations mondiales dénonçant le racisme systémique l’éclairent d’un angle neuf. Le retour de King Dave sur scène promet d’être un événement marquant de la rentrée culturelle.

Une présentation

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Extraits de critiques

et

Témoignages

Fabuleux. Excellent jeu des comédiens, histoire intéressante, on y reconnaît même certains membres de nos familles! J’aime ce mélange d’humour et de drame.
— LB

Excellente pièce de théâtre. René Richard Cyr a fait un travail sensationnel. Bravo!
— RD

Tout simplement super, extraordinaire, fabuleux, les mots me manquent pour l’appréciation de tous ces acteurs et actrices!
— GL

Une histoire de secrets de famille très intéressante. Des rôles féminins forts et bien interprétés.
— SL

Mise en scène vivante qui nous fait oublier le temps, les deux heures sont passées comme un coup de vent… Les acteurs sont tous excellents mais mention spéciale à Roger Léger, Marie-Hélène Thibault et surtout Christiane Pasquier!
— FR

Excellente adaptation d’une pièce majeure de la dramaturgie américaine, nettement mieux réussie que la version cinématographique!
— LC

Vraiment aucune fausse note! Texte particulièrement touchant, vrai, incisif, réaliste, profond et humain.
— CC

Excellent. Duceppe poursuit de belle façon son renouvellement: direction artistique inspirée, acteurs solides, performance magistrale de Christiane Pasquier et parfaite de Marie-Hélène Thibault. Merci à tous les artisans.
— AB

Une belle soirée. J’ai tout aimé: les comédiens, le décor, la mise en scène, les infos sur les écrans à l’entracte, tout! Bravo! J’aime les textes actuels qui nous font réfléchir sur l’humain.
— LL

J’ai tout simplement adoré la pièce et le jeu des comédiens. Nous la recommandons à tous nos amis.
— LT

J’ai beaucoup aimé le souffle et l’énergie de Christiane Pasquier, la vraisemblance d’une famille et des non dits.
— SL

J’adoré la pièce! Les acteurs étaient excellents… J’y retournerais demain matin!
— CC

Excellente soirée de théâtre avec une pièce qui roule autant dans le drame que dans la comédie! La distribution est particulièrement remarquable, surtout avec mesdames Pasquier et Thibault qui donnent le ton. Une belle fresque de la société américaine.
— RP

Excellent spectacle. Christiane Pasquier époustouflante. Bravo!
— PYB

Vraiment extraordinaire: 2h30 et je n’ai pas vu le temps passé. Chaque comédien était fabuleux, aucun temps mort. J’y retournerais sans hésitation!
— JC

Quelle bonne pièce et quels dialogues captivants, spécialement la scène du dîner! Le jeu de tous les comédiens était excellent. Beaucoup d’émotions, nous avons passé une excellente soirée.
— CB

Sublime! Belle pièce et bravo à tous ces excellents comédiens.
— CB

Ce spectacle m’a complètement renversée et plusieurs heures plus tard, je ressens encore cette fébrilité… réelle performance de tous les acteurs dirigés par un metteur en scène unique. Merci de m’avoir donné l’occasion de vivre ces moments magiques.
— EL

Extraordinaire! Mon épouse et moi avons tout aimé de cette pièce. Le texte, la mise en scène et le jeu des comédiens. Mention spéciale à Christiane Pasquier qui est tout à fait formidable. C’est une pièce dramatique avec quelques pointes d’humour bien dosées.
— MB

Pièce intéressante, qui allie humour et drame. Excellente mise en scène. Chapeau aux comédiens, surtout aux comédiennes.
— PB

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️! Une excellente pièce, dans la tradition du meilleur théâtre américain. Un texte puissant porté par des prestations impeccables de la part des comédiens et une mise en scène exceptionnelle. Un sublime moment de théâtre.
— SRB

Bon scénario, excellents comédiens, mise en scène vivante, décors superbes, une pièce magistrale.
— NT

Du grand théâtre. Excellent texte dont les révélations successives décapent l’une après l’autre les couches de l’hypocrisie et du mensonge non seulement d’une famille, mais de la société dont elle est le fruit. Production remarquable dans tous ses aspects.
— MO

calendrier

Dès le 29 septembre 2020
Lorsque la représentation indique complet, il se peut que quelques billets soient encore disponibles. Vous pouvez tenter votre chance.
20h
20h - COMPLET
20h - COMPLET
20h - COMPLET
16h - COMPLET
20h - COMPLET
20h
16h - COMPLET
15h
20h
20h
20h - SUPP.
20h - COMPLET
16h - COMPLET
15h - SUPP.

Avertissement: langage cru, violence. 

Extrait: Si y a personne pour me venger, moi j’vas m’en charger. Sûr que la peur est encore là. Mais moi j’vas devenir low profile à cause de ça? No fucking way! J’vaux plus que ça. Quand y m’arrive une shit de même, j’ai le goût de brailler, crier comme un estie d’perdu. Ça me prend là, man. Comme une fuckin’ boule… J’ai fuckin’ peur, mais tellement que ça va se transformer en rage. J’vois rouge, j’deviens fou dans c’temps-là. kamikaze, man! Dangerous kamikaze! Dam right qu’y va r’gretter si y est encore là…

Distribution

Photo: Marï Photographe

Anglesh
Major

Dave

Crédits

Décor et costumes
Xavier Mary
Éclairages
Renaud Pettigrew
Musique
Jenny Salgado
Accessoires
Normand Blais
Conseil
Marilou Craft
Assistance à la mise en scène
Frédéric Boudreault

Médias

Plus sur la pièce et son auteur

Quatrième pièce de l’Américain Tracy Letts, August: Osage County a été créée le 28 juin 2007 au Steppenwolf Theatre à Chicago, compagnie dont le dramaturge, aussi acteur, est membre depuis de nombreuses années. Applaudie ensuite sur Broadway, elle y tiendra l’affiche presque deux ans et récoltera un grand nombre de prix, dont un Pulitzer en 2008, l’une des plus illustres récompenses au monde, qui souligne chaque année les créations exceptionnelles en journalisme, littérature et théâtre. Deux autres pièces de Tracy Letts seront aussi finalistes pour cette prestigieuse récompense: Man from Nebraska (2004) et The Minutes (2018).

C’est Dennis Letts, le père du dramaturge, qui a créé le rôle du patriarche Beverly Weston dans August: Osage County à Chicago.

Passionné de théâtre, professeur d’anglais à la Southeastern Oklahoma State University, il s’est retiré du monde universitaire à l’âge de 50 ans pour devenir acteur. Malgré un diagnostic de cancer et un éprouvant traitement, il décidera de jouer la pièce de son fils à New York, donnant huit spectacles par semaine. Il quittera les planches en janvier 2008, peu de temps avant son décès, le 22 février.

Après Chicago, New York et Londres, les prestigieuses scènes d’Israël, de Porto Rico, d’Australie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Argentine, de Suède, du Danemark, du Pérou, d’Espagne, de la Nouvelle-Zélande, de la Roumanie et du Canada comptent parmi celles qui ont tour à tour accueilli cette œuvre majeure, considérée par plusieurs comme l’une des pièces américaines les plus marquantes des vingt dernières années.

Parlant des origines du titre de sa pièce, Tracy Letts a déclaré:

«Je ne pourrais jamais prétendre à un titre aussi brillant que August: Osage County. M. Howard Starks, gentleman, professeur, poète, génie, mentor, ami a créé ce titre pour un poème extraordinaire qui est l’une des inspirations de ma pièce: je le lui vole avec déférence, mais sans excuses — Howard, j’en suis sûr, ne voudrait pas qu’il en soit autrement — et je dédie cette pièce à sa mémoire.»

Dust hangs heavy in the dull catalpas;
the cicadas are scraping interminably
at the heart-thickened air —
no rain in three weeks, no real breeze all day,
In the dim room,
the blinds grimly endure the deadly light,
protecting the machined air,
as the watchers watch the old lady die.

August: Osage County par Howard Starks (extrait)

Tracy Letts a signé l’adaptation cinématographique de sa pièce, portée à l’écran par le réalisateur John Wells. Tourné en Oklahoma, terre natale de l’auteur, le film a été présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto en septembre 2013. Il met en vedette une brillante distribution.

Meryl Streep y incarne Violet Weston, prestation qui lui vaudra une nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice en 2014. Finaliste à cette même cérémonie, dans la catégorie de la meilleure actrice pour un second rôle, Julia Roberts y interprète sa fille, Barbara Weston.

Au Québec, la version en français a été projetée en 2014 sous le titre Le temps d’un été.

Au cours de la dernière décennie, Tracy Letts a aussi été salué pour ses performances d’acteur dans de nombreuses productions de renom, sur scène comme à l’écran.

De nouveau récompensé par un Tony Award en 2013, mais comme interprète cette fois — pour son rôle de George dans Who’s Afraid of Virginia Woolf? — Tracy Letts incarnait tout récemment Joe Keller dans All My Sons d’Arthur Miller sur Broadway, aux côtés d’Annette Bening.

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Entretien avec René Richard Cyr

La dernière présence de René Richard Cyr chez Duceppe remonte à dix ans déjà. Le réputé et prolifique metteur en scène dirigeait alors Minuit chrétien de Tilly. Nous sommes heureux d’accueillir de nouveau ce créateur formidable, qui a donné vie sur la scène du Théâtre Jean-Duceppe aux personnages de Tennessee Williams comme à ceux de Michel Tremblay, aux univers de Serge Boucher et de Peter Shaffer. Cette fois, René Richard Cyr s’attaque à une partition colossale de treize rôles savoureux, créés par l’Américain Tracy Letts. Entretien avec le metteur en scène.

Vous envisagiez de monter cette pièce depuis un moment, n’est-ce pas?

Quand cette pièce a été présentée à New York pour la première fois, en 2007, j’ai reçu deux, sinon trois coups de fil, dont celui de Frédéric Blanchette, qui en signe ici la traduction québécoise. Il m’a dit: «Écoute, j’ai vu une pièce, c’est pour toi! Il faut que tu la montes.»

D’autres personnes m’ont aussi écrit et je crois que l’on pensait à moi parce qu’il y a une certaine parenté entre cette œuvre et l’univers de l’auteur québécois Serge Boucher, un univers hyperréaliste. Dans ma carrière, j’ai monté plusieurs textes de Serge, et j’avais à ce moment-là déjà mis en scène Les bonbons qui sauvent la vie, 24 poses (portraits) et , ici, chez Duceppe. J’ai donc lu cette pièce américaine et je l’ai beaucoup aimée, mais, pour toutes sortes de raisons, elle est restée quelques années dans mes cartons. Quand David (Laurin) et Jean-Simon (Traversy) sont arrivés à la direction artistique, nous avions le désir de travailler ensemble et August: Osage County faisait partie des projets possibles. Après mûre réflexion, leur choix s’est finalement arrêté sur ce grand texte que l’on a renommé Disparu·e·s.

Pourquoi ce titre?

Dans cette pièce, on parle d’abord d’un père qui est porté disparu. Mais, assez rapidement, on se rend compte qu’énormément de choses se sont aussi envolées. Les valeurs familiales ont disparu, les couples s’effritent, plus rien ne s’installe vraiment dans la durée. Le personnage de la mère, Violet Weston, s’efface dans les drogues, elle n’est plus tout à fait là. Ses filles se sont éloignées du noyau familial depuis des années…

À un moment donné, il y a un personnage qui dit: «Ce qui est en train de disparaître était en fait déjà disparu». Dans le sens que l’on ne peut plus vivre comme avant. Nos valeurs profondes sont ébranlées. Nous sommes aussi en train de disparaître. En fait, nos vies sont faites de mille disparitions par jour.

Vous avez déjà dit qu’il n’y a pas de rôle principal dans cette pièce. Pourquoi?

C’est ce qui est extraordinaire dans Disparu·e·s! Il y a presque treize rôles principaux. La pièce est en ce sens surprenante, enthousiasmante. Il a de nouveaux personnages qui arrivent tout le temps, au fur et à mesure que l’action avance. Il y a constamment des éléments de surprise. La mère, Violet, est tout de même centrale. C’est celle par qui tout est provoqué, celle sur qui tout rebondit. Mais, il demeure que tous les autres personnages ne font pas que saupoudrer quelques petites épices, ils participent réellement à l’histoire.

Il y a des moments hilarants dans cette pièce, comme des instants presque tragiques. Avez-vous attaqué cette œuvre comme une comédie ou plutôt comme un drame?

Je me dis que c’est un mélodrame comique. Il y a un côté très mélodramatique. Toutes les maladies de l’Amérique moderne, ou à peu près, y sont exploitées!

C’est un peu comme si l’auteur Tracy Letts avait mélangé du Arthur Miller, du Tennessee Williams et du Eugene O’Neill dans un gros blender… On y retrouve une telle charge d’événements dramatiques! Mais la steam est régulièrement libérée et l’humour devient salvateur à plusieurs moments. Ç’a été un grand plaisir de créer cette famille complètement dysfonctionnelle autour du personnage de la mère, très emblématique. C’est la comédienne Christiane Pasquier qui l’incarne.

J’avais de la difficulté à m’imaginer quelqu’un d’autre pour l’interpréter. Christiane a une vérité profonde, elle peut être très touchante et en même temps excessivement punchée, extrêmement comique. Ça prenait une actrice avec une grosse boîte de Prismacolor dans son cœur! C’est-à-dire, une actrice qui peut donner une tonne de couleurs à son personnage.

Et pour répondre à la question de savoir comment j’ai attaqué cette œuvre, comme une comédie ou comme un drame, je dirais que je l’ai d’abord attaquée sous l’angle de la vérité. À la première lecture, je ne savais pas si c’était un drame ou une comédie. J’ai dit aux acteurs et aux actrices: «C’est vous qui allez me le dire». Pour moi, ce qui est intéressant, c’est de pouvoir jouer avec tous ces éléments de contraste. À mon avis, c’est ce qui fait souvent la qualité des grands textes. Prenons, par exemple, À toi, pour toujours, ta Marie-Lou de Tremblay. C’est une œuvre incroyablement tragique, mais, tout à coup, il y a une chicane sur le beurre de peanuts qui fait rire tout le monde et l’humour nous permet d’évacuer toute la lourdeur du propos. Dans Disparu·e·s, les répliques sont tellement vitrioliques qu’on ne peut pas faire autrement que de rire. Ces gens se disent des horreurs, certains éléments dans la situation sont démesurés. Mais, comme metteur en scène, on ne peut pas choisir d’en faire une comédie ou une tragédie.

J’essaie seulement d’y aller dans la vérité et dans la psychologie de chacun des personnages, en laissant au public le choix de trouver ça drôle, ou pas.

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Auteur

Photo: Justine Latour

Alexandre
Goyette

Alexandre Goyette est un des acteurs les plus appréciés de sa génération. Producteur, auteur et acteur du « one man show » King Dave, il a raflé en 2005 les prix du meilleur interprète et du meilleur texte original au gala des Masques.

Depuis, il n’a jamais quitté la scène. Plus récemment, il a personnifié Marco dans la pièce Le déclin de l’empire américain, adaptation théâtrale du célèbre film de Denys Arcand, au théâtre Espace Go. En 2018, il est de la distribution de la pièce Le chemin des passes dangereuses chez Duceppe sous la direction de Martine Beaulne et joue également au TNM dans Coriolan, sous la direction de Robert Lepage.

Au petit écran, ses performances dans différentes séries lui ont valu une place de choix dans le cœur du public et des professionnels de l’industrie.  On a pu le voir, entre autres, dans C.A. (Gémeaux 2009, 2010 – Nomination pour Meilleur second rôle masculin : comédie), 19-2, La théorie du K.O., Le Siège (Gémeaux 2018 – Nomination pour Meilleur premier rôle masculin: série dramatique), District 31,  L’Échappée (Gémeaux 2019 – Nomination pour Meilleur rôle de soutien masculin: série dramatique annuelle) et Faits Divers 2. Dans la peau de Marc Lemaire, sa performance remarquable lui vaut le prix du « Meilleur premier rôle masculin: série dramatique » aux Gémeaux 2017 pour la série Feux.

Au cinéma, il a tourné dans La dernière fugue de Léa PoolLes 7 jours du talion de Podz, Le sens de l’humour d’Émile Gaudreault, Laurence Anyways et Mommy de Xavier Dolan. En 2016, il a interprété King Dave, un long-métrage en plan-séquence, adapté de sa pièce de théâtre du même nom et réalisé par Podz.

Il a terminé cet été le tournage du film 18 Trous de Louis Godbout et sera de la nouvelle série 6 Degrés, première série télé du prolifique et talentueux Simon Boulerice.

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Collaborateur

Photo: Marï Photographe

Anglesh
Major

Anglesh Major est titulaire d’un baccalauréat en art dramatique de l’École supérieure de théâtre de l’UQÀM en 2017.

Depuis sa récente sortie de l’école, il cumule les rôles tant au théâtre qu’à la télévision. Sur les planches, il se démarque dans Les Amoureux et La société des poètes disparus au Théâtre Denise Pelletier, L’Énéide sous la direction d’Olivier Kemeid au Théâtre Quat’Sous et dans Titus Andronicus au Théâtre Prospero, dans une mise en scène d’Édith Patenaude.

Au petit écran, on a pu le voir, entre autres, dans Toute la vie, Cérébrum, Une autre histoire, Je voudrais qu’on m’efface, Jérémie, District 31 et L’âge adulte II. Au cinéma, il était de la distribution du film Matthias & Maxime de Xavier Dolan.

C’est après avoir vu Anglesh Major jouer dans Les Amoureux au Théâtre Denise Pelletier qu’Alexandre Goyette, très impressionné par le talent du jeune comédien, a pensé à lui pour reprendre le personnage titulaire de King Dave. Ensemble, ils ont adapté le texte de 2005, l’infusant des expériences personnelles d’Anglesh Major, de ses références culturelles, de sa langue et de son vocabulaire.    

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Metteur en scène

Christian
Fortin

Possédant un bac en interprétation, une maîtrise en théâtre et des études en scénarisation, Christian Fortin est metteur en scène, auteur, scénariste, conseiller dramaturgique et coach d’acteurs.

En 2005, il signe la mise en scène de King Dave d’Alexandre Goyette, pièce qui remporte le Masque du texte original et celui de l’interprétation masculine. La pièce est présentée d’abord au Théâtre Prospero puis au Théâtre La licorne, au Théâtre Périscope ainsi qu‘en tournée partout au Québec.

Parmi ses autres mises en scène, notons Le principe d’Archimède de Josep Maria Miró (Théâtre Prospero), Peroxyde de Simon Boulerice (Théâtre la Rubrique), La liberté et Moule Robert de Martin Bellemare (pièce récipiendaire du Prix Michel Tremblay en 2017), Édouard et Charlotte d’Anne Trudel (L’Espace 4001), Marche comme une Égyptienne de Mireille Tawfik (MAI) et Walk-in ou Se marcher dedans de Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent (Théâtre Prospero).

Christian Fortin signe également la création de ses propres textes: Pièce d’identité, Chambre noire et 86 lampes. Il conçoit aussi plusieurs spectacles déambulatoires destinés à des lieux non-conventionnels.

Il signe cette année sa première mise en scène chez Duceppe avec le retour de King Dave sur les planches, 15 ans après sa création et dans une toute nouvelle adaptation mettant en scène le comédien Anglesh Major. 

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Mise en scène

Edith
Kabuya

Edith Kabuya est autrice, scénariste et traductrice. Bachelière en psychologie de l’Université McGill, elle a également complété une formation en scénarisation télévision à l’INIS en 2018, puis le programme long de scénarisation, l’année suivante. Québécoise d’origine congolaise, Edith Kabuya souhaite refléter dans ses écrits la conciliation de ses deux identités culturelles à travers les manies, les valeurs et les racines des personnages qui peuplent ses univers.

Sa populaire trilogie fantastique Les Maudits, chaudement accueillie par le public jeunesse et la critique, est publiée aux Éditions de Mortagne depuis 2012. Forte du succès de cette série de romans pour adolescent·e·s, elle fait paraître, à l’automne 2018, le premier tome de Victoire-Divine, toujours chez de Mortagne. Auteure de l’excellente trilogie Les Maudits, Edith Kabuya s’éloigne complètement du style fantastique et mystérieux qu’on lui connaît, pour cette nouvelle saga… et ça fonctionne. Le premier tome de Victoire-Divine est succulent du début jusqu’à la toute fin: «du divertissement pur et simple, un bon moment de lecture comme on les aime!», lira-t-on dans Le Journal de Montréal, à sa parution. Ses deux séries de romans jeunesse sont publiées en France, aux Éditions Hachette.

Récipiendaire de la bourse Netflix pour la diversité, Edith Kabuya signe la web-série d’horreur Utukku. Produite par l’INIS, elle récolte en 2019 de nombreux prix et distinctions dont le prix de la meilleure série d’horreur au Hollyweb Festival de Los Angeles, une nomination pour le Prix du jury au Bilbao Seriesland Festival ainsi que le Prix bronze pour la meilleure web-série au DC Web Fest, à Washington.

Pour la télévision, Edith Kabuya fait partie du collectif d’auteur·trice·s derrière la comédie de situation Les Sapiens, produite par Pixcom et diffusée à ICI Radio-Canada Télé et TFO, de 2018 à 2020. Les Sapiens figurait parmi les finalistes au 34e Gala des Gémeaux pour le prix de la meilleure émission ou série jeunesse fiction: 12 ans et moins.

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Mot de la direction artistique

August: Osage County, devenue Disparu·e·s chez Duceppe, s’inscrit dans la lignée des grandes fresques familiales américaines. C’est assurément l’une des pièces les plus puissantes issues de cette dramaturgie depuis le tournant du siècle.

Tracy Letts nous plonge dans l’univers des Weston, et plus particulièrement celui des trois générations de femmes qui sont l’âme, le cœur et le corps de cette famille.

Une famille forte, mais marquée par de profondes déchirures.

Des déchirures qui font écho aux dissensions qui affectent l’Amérique.

La cellule familiale est source de compromis. On y apprend à aimer ses proches de façon inconditionnelle et à apprécier leur différence. Mais quand un conflit affecte nos valeurs profondes, il arrive que nous soyons poussé·e·s dans nos derniers retranchements. Doit-on alors préserver la cellule familiale à tout prix?

Il y a longtemps que nous voulions travailler avec René Richard Cyr. S’il est devenu l’un de nos plus grands metteurs en scène, c’est justement parce qu’il a un don pour créer ces familles.

Une partie importante du travail de la mise en scène est de trouver la bonne actrice ou le bon acteur. Puis, de fil en aiguille, la famille est rassemblée. Au cours du processus des répétitions, elle rencontrera indéniablement des tempêtes, des périodes de doutes. C’est à ce moment que la mise en scène doit écouter, tempérer et éclairer.

René Richard excelle dans cet art parce qu’il élève tout le monde autour de lui.

Nous sommes fiers de vous présenter sa formidable famille de Disparu·e·s.

Bienvenue chez eux!

David et Jean-Simon

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Mot du metteur en scène

Nos vies sont traversées par mille disparitions.

L’enfance est vite passée, les désillusions s’amoncellent, l’amour ne dure pas toujours, l’argent est vite dépensé, les distances et le temps nous éloignent les uns des autres, les jours s’allongent, les nuits raccourcissent, la santé se fragilise, la vieillesse surgit trop tôt et finalement la mort rend tous nos efforts futiles et nos espoirs sont déçus. À vrai dire, on ne reconnait vraiment la valeur des gens et des choses que lorsqu’on les a perdus.

 

Il y a déjà longtemps que la famille Weston a explosé et même si l’on tentait d’en recoller les morceaux, les brèches et les blessures sont trop profondes et nombreuses pour que le passé soit effacé, le présent vivable et l’avenir possible. La précarité et la fragilité de leurs relations sont à l’image d’une Amérique déboussolée alors que tous les repères et les certitudes s’ébranlent. Confronté·e·s à tous les bouleversements sociaux, politiques et humains qui nous secouent, il devient de plus en plus impossible de vivre dans le confort et la quiétude. Et c’est peut-être tant mieux ainsi. Car le monde doit changer.

Nous savions que nous n’étions pas immortel·le·s, que nous étions tous inexorablement seul·e·s, nous sommes maintenant confronté·e·s au courage de ne pas sombrer dans le désespoir. Il faut vivre, il faut croire, mais il faut surtout tout réinventer.

À demain, en espérant que l’on ne soit pas disparu·e·s.

René Richard Cyr

P.S. Ah oui! J’oubliais! C’est peut-être aussi une comédie! La comédie humaine!

 

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