KING DAVE

AVIS IMPORTANT – Duceppe reste solidaire de l’effort demandé aux Québécois·es et reporte toutes les représentations prévues jusqu’au 11 janvier. De nouvelles dates de représentation seront annoncées. Les détenteur·trice·s de billets sont invité·e·s à les conserver.

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Texte d’Alexandre Goyette en collaboration avec Anglesh Major

Mise en scène Christian Fortin

Interprétation Anglesh Major

Spectacle reporté, nouvelles dates à venir

Durée approximative: 1h40 sans entracte

Une rencontre improbable dans un party, un premier vol, une altercation dans un bar, un incendie dans un parc. Une peine d’amour, une trahison. En quelques jours, presque par accident, la vie de Dave bascule. Submergé par la peine, la colère et la peur, le jeune homme enchaîne les mauvaises décisions, se prend le bras dans l’engrenage de la violence et plonge dans une rapide descente aux enfers. Où se terminera sa chute?

Ce solo percutant expose dans une langue puissante et crue une réalité peu portée au théâtre: celle des rues sombres de Montréal, des quartiers populaires, de la délinquance ordinaire. La pièce a été présentée à guichets fermés à La Licorne en 2005 et a valu à Alexandre Goyette le Masque du texte original et celui de l’interprétation masculine. Elle fut également l’objet d’une adaptation cinématographique réalisée par Podz en 2016. Bien qu’il soit toujours aussi pertinent et actuel, le texte a été entièrement réécrit par son auteur, Alexandre Goyette, et le jeune acteur qui personnifie Dave en 2020, Anglesh Major. Cette nouvelle mouture de l’œuvre s’en trouve enrichie notamment de questions liés à l’identité et à l’appartenance, et les récentes manifestations mondiales dénonçant le racisme systémique l’éclairent d’un angle neuf. Le retour de King Dave sur scène promet d’être un événement culturel marquant de 2021.

Une présentation

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Extraits de critiques

et

Témoignages

Fabuleux. Excellent jeu des comédiens, histoire intéressante, on y reconnaît même certains membres de nos familles! J’aime ce mélange d’humour et de drame.
— LB

Excellente pièce de théâtre. René Richard Cyr a fait un travail sensationnel. Bravo!
— RD

Tout simplement super, extraordinaire, fabuleux, les mots me manquent pour l’appréciation de tous ces acteurs et actrices!
— GL

Une histoire de secrets de famille très intéressante. Des rôles féminins forts et bien interprétés.
— SL

Mise en scène vivante qui nous fait oublier le temps, les deux heures sont passées comme un coup de vent… Les acteurs sont tous excellents mais mention spéciale à Roger Léger, Marie-Hélène Thibault et surtout Christiane Pasquier!
— FR

Excellente adaptation d’une pièce majeure de la dramaturgie américaine, nettement mieux réussie que la version cinématographique!
— LC

Vraiment aucune fausse note! Texte particulièrement touchant, vrai, incisif, réaliste, profond et humain.
— CC

Excellent. Duceppe poursuit de belle façon son renouvellement: direction artistique inspirée, acteurs solides, performance magistrale de Christiane Pasquier et parfaite de Marie-Hélène Thibault. Merci à tous les artisans.
— AB

Une belle soirée. J’ai tout aimé: les comédiens, le décor, la mise en scène, les infos sur les écrans à l’entracte, tout! Bravo! J’aime les textes actuels qui nous font réfléchir sur l’humain.
— LL

J’ai tout simplement adoré la pièce et le jeu des comédiens. Nous la recommandons à tous nos amis.
— LT

J’ai beaucoup aimé le souffle et l’énergie de Christiane Pasquier, la vraisemblance d’une famille et des non dits.
— SL

J’adoré la pièce! Les acteurs étaient excellents… J’y retournerais demain matin!
— CC

Excellente soirée de théâtre avec une pièce qui roule autant dans le drame que dans la comédie! La distribution est particulièrement remarquable, surtout avec mesdames Pasquier et Thibault qui donnent le ton. Une belle fresque de la société américaine.
— RP

Excellent spectacle. Christiane Pasquier époustouflante. Bravo!
— PYB

Vraiment extraordinaire: 2h30 et je n’ai pas vu le temps passé. Chaque comédien était fabuleux, aucun temps mort. J’y retournerais sans hésitation!
— JC

Quelle bonne pièce et quels dialogues captivants, spécialement la scène du dîner! Le jeu de tous les comédiens était excellent. Beaucoup d’émotions, nous avons passé une excellente soirée.
— CB

Sublime! Belle pièce et bravo à tous ces excellents comédiens.
— CB

Ce spectacle m’a complètement renversée et plusieurs heures plus tard, je ressens encore cette fébrilité… réelle performance de tous les acteurs dirigés par un metteur en scène unique. Merci de m’avoir donné l’occasion de vivre ces moments magiques.
— EL

Extraordinaire! Mon épouse et moi avons tout aimé de cette pièce. Le texte, la mise en scène et le jeu des comédiens. Mention spéciale à Christiane Pasquier qui est tout à fait formidable. C’est une pièce dramatique avec quelques pointes d’humour bien dosées.
— MB

Pièce intéressante, qui allie humour et drame. Excellente mise en scène. Chapeau aux comédiens, surtout aux comédiennes.
— PB

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️! Une excellente pièce, dans la tradition du meilleur théâtre américain. Un texte puissant porté par des prestations impeccables de la part des comédiens et une mise en scène exceptionnelle. Un sublime moment de théâtre.
— SRB

Bon scénario, excellents comédiens, mise en scène vivante, décors superbes, une pièce magistrale.
— NT

Du grand théâtre. Excellent texte dont les révélations successives décapent l’une après l’autre les couches de l’hypocrisie et du mensonge non seulement d’une famille, mais de la société dont elle est le fruit. Production remarquable dans tous ses aspects.
— MO

calendrier

Dès le 12 janvier 2021
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Lorsque la représentation indique complet, il se peut que quelques billets soient encore disponibles. Vous pouvez tenter votre chance!

Liste des correspondances entre les représentations reportées de septembre/octobre 2020 et les nouvelles représentations de janvier 2021

Mardi 29 septembre 2020 = Mardi 12 janvier 2021

Jeudi 1er octobre 2020 = Jeudi 14 janvier 2021

Vendredi 2 octobre 2020 = Vendredi 15 janvier 2021

Samedi 3 octobre 2020 = Samedi 16 janvier 2021

Jeudi 8 octobre 2020 = Jeudi 21 janvier 2021

Vendredi 9 octobre 2020 = Vendredi 22 janvier 2021

Samedi 10 octobre 2020 = Samedi 23 janvier 2021

Dimanche 11 octobre 2020 = Dimanche 24 janvier 2021

Mardi 13 octobre 2020 = Mardi 26 janvier 2021

Mercredi 14 octobre 2020 = Mercredi 27 janvier 2021

Jeudi 15 octobre 2020 = Jeudi 28 janvier 2021

Vendredi 16 octobre 2020 = Vendredi 29 janvier 2021

Samedi 17 octobre 2020 = Samedi 30 janvier 2021

Dimanche 18 octobre 2020 = Dimanche 31 janvier 2021

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Avertissement: langage cru, violence. 

Extrait: Si y a personne pour me venger, moi j’vas m’en charger. Sûr que la peur est encore là. Mais moi j’vas devenir low profile à cause de ça? No fucking way! J’vaux plus que ça. Quand y m’arrive une shit de même, j’ai le goût de brailler, crier comme un estie d’perdu. Ça me prend là, man. Comme une fuckin’ boule… J’ai fuckin’ peur, mais tellement que ça va se transformer en rage. J’vois rouge, j’deviens fou dans c’temps-là. kamikaze, man! Dangerous kamikaze! Dam right qu’y va r’gretter si y est encore là…

Distribution

Photo: Marï Photographe

Anglesh
Major

Dave

Crédits

Décor et costumes
Xavier Mary
Éclairages
Renaud Pettigrew
Musique et conception sonore
Jenny Salgado
Accessoires
Normand Blais
Conseil
Marilou Craft
Assistance à la mise en scène
Frédéric Boudreault

Médias

Entretien avec Jenny Salgado

Autrice, compositrice et interprète québécoise d’origine haïtienne, membre fondatrice du groupe Muzion, pionnier du rap au Québec, Jenny Salgado a plus d’une corde à son arc. Réputée pour ses prises de parole, notamment dans le quotidien La Presse ainsi qu’aux fameux Combat de mots de l’émission radiophonique Plus on est de fous, plus on lit, voilà une créatrice applaudie et récompensée tant pour ses écrits tranchants que pour ses diverses compositions musicales. Pour King Dave, elle signe la musique originale et la conception sonore du spectacle. Rencontre avec cette artiste engagée, authentique et passionnée, qui figurait parmi les «Douze femmes marquantes de la musique canadienne» honorées lors de l’exposition Égéries Noires à la Place des Arts en 2016.


Pouvez-vous nous parler de votre travail sur cette nouvelle mouture de King Dave mettant en scène un jeune Haïtiano-Montréalais?

Il y a un langage qui est propre à Montréal et à ses quartiers. Et, autant dans la langue elle-même que dans la musique qui vient soutenir le discours, il fallait que ça s’entende. Pour le texte, on m’a demandé mon avis sur la façon dont les mots devaient être portés. On souhaitait que la langue française dans la bouche d’un jeune Haïtiano-Québécois soit celle du réel quotidien, qu’on la reconnaisse. Il y a dans ce King Dave quelque chose de particulier et de très beau dans l’appropriation de la langue et dans la façon de jouer avec elle. Il ne fallait pas passer à côté et j’ai vu l’équipe travailler fort pour honorer cette langue.

J’ai rencontré Alexandre (Goyette, créateur de la version originale), j’ai assisté à plusieurs lectures, discuté avec Anglesh (Major, l’interprète) et avec Christian (Fortin, le metteur en scène). On s’est dit: ce ne sera pas facile, le terrain est glissant, ce sera peut-être même une première, mais on le fait! On prend le risque et on le fait le mieux possible. Et, pour moi, faire le mieux possible demeure une question de confiance. Une confiance mutuelle, entre nous, les artisan·e·s, mais aussi celle que l’on accorde aux spectateurs et spectatrices. À un moment donné, il faut choisir entre ce que l’on impose au public et la confiance qu’on lui témoigne sur sa capacité à comprendre le réel.

Donc, c’était important d’y aller à fond. Je me suis dit, pour une fois que l’on voit un personnage noir interpréter un solo sur scène, chez Duceppe, à la Place des Arts, allons-y jusqu’au bout! Faisons en sorte qu’il représente réellement ce que c’est d’être un jeune Noir montréalais au Québec en 2020. Amenons les gens à porter une oreille et un regard attentifs sur ce qui est laissé dans l’ombre ou marginalisé. Mais, en fait, cette réalité socioculturelle québécoise, une réalité très distinctive, colore énormément l’ambiance générale de Montréal et de la culture au Québec. Ici, on la met en lumière et je pense que les gens sont prêts à la voir, l’écouter et saisir l’universalité qui l’habite. On espère qu’ils et elles sortiront de la salle en réalisant que ce qui se passe sur scène, ça nous appartient, ça nous représente tous et toutes. C’est une histoire qui est la nôtre, peu importe l’âge, la couleur, la religion, la provenance. C’est typiquement québécois, c’est le Québec. Ça s’entend dans la langue, dans le mouvement, dans le travail des artistes, dans la musique. Je crois que le public est non seulement prêt à l’accepter, mais aussi à l’applaudir. On fait le pari là-dessus.


Et pour la musique, quelle fut votre approche?
La musique est aussi un langage. Il y a quelque chose de particulier dans l’idée que cette musique soit née au Québec et à la fois enracinée en Haïti et dans toute l’histoire africaine. On y retrouve une modernité québécoise, mais, également, l’intemporel qui nous habite, qui vient de nos grands-parents, nos arrière-grands-parents. Un intemporel qui est très présent chez les Haïtien·ne·s de toutes les générations. On porte en soi ce bagage, cette couleur, cette dynamique constamment, dans tout ce que l’on est, tout ce que l’on fait.


Mais, c’est Montréal que l’on entend. Et comme la pièce se passe dans les quartiers où il y a une importante communauté haïtienne, ça résonne dans la musique aussi, tout comme dans le langage, le parler, l’accent. Je suis donc allée chercher des sons fidèles à cette réalité haïtiano-montréalaise, des sons qui sont par ailleurs propres à ma signature. C’est probablement pour cette raison que Duceppe a fait appel à moi. Dans mon arsenal, j’ai beaucoup d’instruments haïtiens, africains, ancestraux, et, sans détonner de la réalité québécoise ou montréalaise et aller transvaser l’histoire en Haïti — ce qui aurait été une erreur — il s’agit d’être fidèle à cette espèce d’amalgame de sons et de sonorités.

Dans King Dave, il y a la présence de sa mère, un personnage qui l’habite, autant dans son enfance qu’au présent. Elle lui parle, elle est en lui. Nous, les Haïtiano-Montréalais·es, avons une dynamique particulière avec nos parents. Avec nos mères surtout qui représentent quelqu’un à honorer, à respecter. Une voix dans notre tête qui nous parle, nous remet en place, sur les rails. Ici, la mère de Dave est illustrée par le piano. Plus jeune, il en a joué et on aura l’occasion de l’entendre dans la pièce. Pour évoquer cette présence puérile qui est en lui continuellement et qui vient même justifier ses décisions ou ses écarts, j’ai laissé beaucoup de place au piano. Et quand on extrapole dans ce qui est plus grand que lui et que l’on remonte dans son histoire, on entend les voix ancestrales, haïtiennes, profondes, les basses fréquences, les tams-tams, les voix vaudoues, même. Donc, tout ça se mélange, et je tripe à faire se croiser ces univers!

Vous êtes une véritable chercheuse!
J’ai un respect énorme pour la musique et mon approche, c’est de comprendre. Particulièrement quand je fais autre chose que de me livrer moi-même, quand je dois raconter une histoire qui n’est pas la mienne, que je m’approprie et respecte. Je dois m’oublier et appuyer ce qui se déroule devant moi. J’essaie d’éviter le typique, pour y aller avec le vrai. La vérité est continuellement changeante, d’un moment à l’autre, d’une personne à l’autre et d’une œuvre à l’autre. Dans ce sens-là, oui, je passe beaucoup de temps à rechercher ce qui colle à ce que j’ai devant moi.

Vous avez travaillé avec des organismes venant en aide aux jeunes délinquant·e·s. Cette problématique ne vous est donc pas étrangère?
Je pense que l’on a tous ce potentiel de délinquance en nous. La délinquance n’est pas propre à un type d’individus. Elle est latente en chacun·e de nous. Ce qui fait qu’elle va nous appeler très fort, ou pas, c’est à mon avis une question d’environnement, c’est-à-dire autant des lieux que des gens qui nous entourent, autant du moment de l’histoire que du rôle que l’on aura à y jouer.

J’ai grandi dans ces quartiers évoqués dans la pièce, je viens de Saint-Michel, j’y ai traîné toute ma jeunesse. J’y ai appris à m’exprimer, artistiquement aussi. C’est ce qui m’a amenée à rejoindre les jeunes de ces quartiers, souvent ceux et celles qui ont accepté l’appel de la délinquance. Donc, effectivement, je connais suffisamment bien cette réalité de l’intérieur pour savoir que ce n’en est pas une qui doit être étiquetée. C’est quelque chose qui nous regarde tous et toutes. Autant personnellement, que collectivement. Toute la jeunesse de nos quartiers, celle du Québec, toutes les réalités délinquantes, on en est responsables. On a tous et toutes un rôle à jouer dans l’environnement dont je parle, qui nous entoure et que l’on influence de près ou de loin chaque jour.

Nous sommes rendu·e·s à un moment où l’on doit tous et toutes s’asseoir dans cette salle en faisant de notre mieux pour balayer nos idées préconçues, nos préjugés dans ce que l’on pense que c’est… ou que ça ne devrait pas être… ou que ce n’est pas… Essayer de partir de rien du tout et accueillir ce qui se passe devant nous avant de porter un quelconque jugement. Car, ce que l’on voit sur scène va au-delà et beaucoup plus en profondeur que la race, l’âge, le genre. Que la délinquance aussi.


Est-ce que cette invitation, ce regard sans jugement que vous souhaitez, pouvait aussi s’appliquer à la première version de King Dave?
Absolument. La délinquance était déjà présente dans l’histoire de la première mouture. Mais, on ne se cachera pas que comme ici le personnage est noir, il y a dans la tête de tout le monde un préjugé automatique. Autant chez les Noir·e·s que chez les Blanc·he·s, d’ailleurs. Pourquoi ? Parce dans l’histoire et jusqu’ici, en 2020, les personnages noirs — surtout les jeunes hommes noirs —, que l’on a vus sur nos écrans et sur nos scènes, sont souvent associés à quelque chose de réducteur et de négatif, sans explications ni profondeur. Assez pour en arriver à une espèce de normalisation.

L’invitation lancée est celle-ci: assoyez-vous sans avoir en tête ce que c’est un jeune homme noir. Oubliez ce que vous savez de ce qu’est un·e jeune Afro-Québécois·e à Montréal, même si vous êtes Noir·e. Oubliez ce que vous pensez savoir, ce qu’on vous a dit jusqu’ici. Partez de zéro. Et découvrez qui est l’être humain devant vous.

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Auteur

Photo: Justine Latour

Alexandre
Goyette

Alexandre Goyette est un des acteurs les plus appréciés de sa génération. Producteur, auteur et acteur du « one man show » King Dave, il a raflé en 2005 les prix du meilleur interprète et du meilleur texte original au gala des Masques.

Depuis, il n’a jamais quitté la scène. Plus récemment, il a personnifié Marco dans la pièce Le déclin de l’empire américain, adaptation théâtrale du célèbre film de Denys Arcand, au théâtre Espace Go. En 2018, il est de la distribution de la pièce Le chemin des passes dangereuses chez Duceppe sous la direction de Martine Beaulne et joue également au TNM dans Coriolan, sous la direction de Robert Lepage.

Au petit écran, ses performances dans différentes séries lui ont valu une place de choix dans le cœur du public et des professionnels de l’industrie.  On a pu le voir, entre autres, dans C.A. (Gémeaux 2009, 2010 – Nomination pour Meilleur second rôle masculin : comédie), 19-2, La théorie du K.O., Le Siège (Gémeaux 2018 – Nomination pour Meilleur premier rôle masculin: série dramatique), District 31,  L’Échappée (Gémeaux 2019 – Nomination pour Meilleur rôle de soutien masculin: série dramatique annuelle) et Faits Divers 2. Dans la peau de Marc Lemaire, sa performance remarquable lui vaut le prix du « Meilleur premier rôle masculin: série dramatique » aux Gémeaux 2017 pour la série Feux.

Au cinéma, il a tourné dans La dernière fugue de Léa PoolLes 7 jours du talion de Podz, Le sens de l’humour d’Émile Gaudreault, Laurence Anyways et Mommy de Xavier Dolan. En 2016, il a interprété King Dave, un long-métrage en plan-séquence, adapté de sa pièce de théâtre du même nom et réalisé par Podz.

Il a terminé cet été le tournage du film 18 Trous de Louis Godbout et sera de la nouvelle série 6 Degrés, première série télé du prolifique et talentueux Simon Boulerice.

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Collaborateur

Photo: Marï Photographe

Anglesh
Major

Anglesh Major est titulaire d’un baccalauréat en art dramatique de l’École supérieure de théâtre de l’UQÀM en 2017.

Depuis sa récente sortie de l’école, il cumule les rôles tant au théâtre qu’à la télévision. Sur les planches, il se démarque dans Les Amoureux et La société des poètes disparus au Théâtre Denise Pelletier, L’Énéide sous la direction d’Olivier Kemeid au Théâtre Quat’Sous et dans Titus Andronicus au Théâtre Prospero, dans une mise en scène d’Édith Patenaude.

Au petit écran, on a pu le voir, entre autres, dans Toute la vie, Cérébrum, Une autre histoire, Je voudrais qu’on m’efface, Jérémie, District 31 et L’âge adulte II. Au cinéma, il était de la distribution du film Matthias & Maxime de Xavier Dolan.

C’est après avoir vu Anglesh Major jouer dans Les Amoureux au Théâtre Denise Pelletier qu’Alexandre Goyette, très impressionné par le talent du jeune comédien, a pensé à lui pour reprendre le personnage titulaire de King Dave. Ensemble, ils ont adapté le texte de 2005, l’infusant des expériences personnelles d’Anglesh Major, de ses références culturelles, de sa langue et de son vocabulaire.    

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Metteur en scène

Christian
Fortin

Possédant un bac en interprétation, une maîtrise en théâtre et des études en scénarisation, Christian Fortin est metteur en scène, auteur, scénariste, conseiller dramaturgique et coach d’acteurs.

En 2005, il signe la mise en scène de King Dave d’Alexandre Goyette, pièce qui remporte le Masque du texte original et celui de l’interprétation masculine. La pièce est présentée d’abord au Théâtre Prospero puis au Théâtre La licorne, au Théâtre Périscope ainsi qu‘en tournée partout au Québec.

Parmi ses autres mises en scène, notons Le principe d’Archimède de Josep Maria Miró (Théâtre Prospero), Peroxyde de Simon Boulerice (Théâtre la Rubrique), La liberté et Moule Robert de Martin Bellemare (pièce récipiendaire du Prix Michel Tremblay en 2017), Édouard et Charlotte d’Anne Trudel (L’Espace 4001), Marche comme une Égyptienne de Mireille Tawfik (MAI) et Walk-in ou Se marcher dedans de Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent (Théâtre Prospero).

Christian Fortin signe également la création de ses propres textes: Pièce d’identité, Chambre noire et 86 lampes. Il conçoit aussi plusieurs spectacles déambulatoires destinés à des lieux non-conventionnels.

Il signe cette année sa première mise en scène chez Duceppe avec le retour de King Dave sur les planches, 15 ans après sa création et dans une toute nouvelle adaptation mettant en scène le comédien Anglesh Major. 

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Mot des D.A.

Au cours de nos études en théâtre, nous avons été profondément marqués par la création de King Dave, au Théâtre Prospero. Nous en sommes ressortis animés par la fougue et l’audace de son jeune créateur, un certain Alexandre Goyette. Le charisme de l’interprète et la finesse de la mise en scène de Christian Fortin nous avaient permis de nous attacher à son personnage, de comprendre les mécanismes qui le poussent à prendre une série de mauvaises décisions, en éveillant en nous un sentiment d’empathie, malgré les fautes commises.

Quand Alexandre nous a contactés avec le désir de donner une nouvelle vie à son œuvre, nous avons immédiatement été touchés par son envie de passer le flambeau à une nouvelle génération et de mettre de l’avant un acteur de la relève. Quelques mois plus tard, force est de constater que l’apport du jeune Anglesh Major dans cette nouvelle mouture s’avère exceptionnel. En collaboration avec Alexandre, il a adapté l’œuvre à une nouvelle réalité, donnant naissance à un personnage ancré dans une autre culture, soumis régulièrement au racisme systémique, et qui parle une langue bien vivante dans les rues montréalaises, mais malheureusement jamais présente sur nos scènes.

Si vous n’avez encore jamais vu King Dave, nous espérons que vous aurez le même coup de cœur que nous avons eu à sa création. Et si vous êtes familier·ère avec la pièce, nous espérons que cette version 2020 saura vous faire voir le récit sous un autre angle, tout en vous faisant découvrir un jeune acteur voué à une carrière fort prometteuse.

En terminant, nous souhaitons remercier Christian Fortin pour sa sensibilité conciliante et toute l’équipe de production de King Dave pour leur magnifique travail. Un immense merci aussi à tous et toutes les employé·e·s de Duceppe qui ont fait des pieds et des mains pour que ce spectacle puisse exister dans les conditions actuelles.

Bon spectacle!

David Laurin et Jean-Simon Traversy


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Mot du metteur en scène

En 2005, Alexandre m’a fait rencontrer Dave, ce personnage dont l’urgence de dire, de nous raconter son périple, sa peur, sa rage et son combat étaient nécessaires.

King Fucked Up qui a crié sa réalité crue à la face du monde pour ne pas entendre son propre silence.

King Dave, le King de l’esbroufe et de l’anecdote. Le showman, le conteur, le comique, le charmeur, le player.

En 2020 King Dave est le même, son histoire est la même. Notre monde, NON.

À l’ère des réseaux sociaux, de la mise en scène de soi, du micro ouvert, de la parole libérée, de la représentation un brin excessive du JE.

De #MeToo, de Black Lives Matter

King Dave ne résonne plus pareil. En ces temps troubles, sa prise de parole va au-delà de son histoire personnelle, elle est maintenant revendicatrice, engagée, incisive et douloureuse.

En espérant qu’elle soit réparatrice, engageante et vectrice de changements.

Bon spectacle!

Christian Fortin

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Mot de l'auteur

Tu es là aujourd’hui assis·e dans la salle, avec ton masque et ton désinfectant à mains. Tu viens découvrir le résultat de la mise en commun de nos efforts, de longues discussions, de remises en questions, de nos rires, d’essais et d’erreurs, de nos peurs, de notre candeur, de nuits les yeux grands ouverts, d’idées qui coûtent trop cher, de l’enivrement que procure le sentiment de tous et toutes ramer dans la même direction, de l’envie de donner le meilleur de nous. Le théâtre, c’est un cadeau qui – pour toi – se déballe soir après soir et qui toujours prendra un nouveau visage. C’est une expérience unique et incroyablement humaine que jamais rien ne remplacera. Comme c’est excitant de se mettre en danger. Comme c’est beau de vibrer ensemble.

Et toi, avec ton masque et ton désinfectant à main, tu nous permets ça. Merci d’être là.

David Joseph, king auto-proclamé, c’est ton neveu, ton fils, ton voisin, c’est peut-être ce que la personne assise devant toi aurait pu devenir. David Joseph ou David Morin, c’est d’autres lunettes mais la même histoire, celle d’un jeune homme qui a peur, qui marche encore sur une pelure de banane, qui déguise sa fragilité en colère et qui n’arrive pas à arrêter sa chute.

Merci à toute l’équipe du spectacle. Merci aux représentant·e·s et collaborateur·trice·s de la communauté afro-québécoise. Un merci tout spécial à Anglesh Major et à Christian Fortin. Je vous aime.

Alexandre Goyette

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