L'AMOUR EST UN DUMPLING

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Texte Mathieu Quesnel et Nathalie Doummar

Scénario et mise en scène Mathieu Quesnel

Interprétation Nathalie Doummar, Simon Lacroix et Zhimei Zhang

Dès le 24 février 2021

Le spectacle sera aussi webdiffusé en vidéo sur demande (VSD) dès mars 2021.

Durée approximative: 1h30

Deux ex-amants se donnent rendez-vous dans un restaurant. Sept années sont passées depuis leur dernière rencontre. Jonglant entre malaise et complicité, Marc et Claudia se remémorent leurs années de bohème, lorsqu’ils parcouraient l’Asie avec leur groupe de musique. Aujourd’hui dans la jeune trentaine, ils ont une vie plus rangée et des responsabilités. Ils ont dû renoncer à quelques rêves pour rentrer dans le rang et se disent sans regret. Mais quelle est donc cette mystérieuse proposition que Claudia veut soumettre à Marc?

Créé en 2017 à La Licorne, le texte cosigné par Mathieu Quesnel et Nathalie Doummar revivra sur la grande scène de Duceppe dans une version bonifiée de scènes inédites. Ce sympathique objet théâtral et musical évoque avec humour le passage à la vie adulte, le couple, les enfants, les compromis. Il scrute le désir, les regrets; effleure le grand amour. Il rappelle que nous entretenons tous et toutes, parfois, le fantasme de tout recommencer à zéro.

En partenariat avec

Extraits de critiques

et

Témoignages

Fabuleux. Excellent jeu des comédiens, histoire intéressante, on y reconnaît même certains membres de nos familles! J’aime ce mélange d’humour et de drame.
— LB

Excellente pièce de théâtre. René Richard Cyr a fait un travail sensationnel. Bravo!
— RD

Tout simplement super, extraordinaire, fabuleux, les mots me manquent pour l’appréciation de tous ces acteurs et actrices!
— GL

Une histoire de secrets de famille très intéressante. Des rôles féminins forts et bien interprétés.
— SL

Mise en scène vivante qui nous fait oublier le temps, les deux heures sont passées comme un coup de vent… Les acteurs sont tous excellents mais mention spéciale à Roger Léger, Marie-Hélène Thibault et surtout Christiane Pasquier!
— FR

Excellente adaptation d’une pièce majeure de la dramaturgie américaine, nettement mieux réussie que la version cinématographique!
— LC

Vraiment aucune fausse note! Texte particulièrement touchant, vrai, incisif, réaliste, profond et humain.
— CC

Excellent. Duceppe poursuit de belle façon son renouvellement: direction artistique inspirée, acteurs solides, performance magistrale de Christiane Pasquier et parfaite de Marie-Hélène Thibault. Merci à tous les artisans.
— AB

Une belle soirée. J’ai tout aimé: les comédiens, le décor, la mise en scène, les infos sur les écrans à l’entracte, tout! Bravo! J’aime les textes actuels qui nous font réfléchir sur l’humain.
— LL

J’ai tout simplement adoré la pièce et le jeu des comédiens. Nous la recommandons à tous nos amis.
— LT

J’ai beaucoup aimé le souffle et l’énergie de Christiane Pasquier, la vraisemblance d’une famille et des non dits.
— SL

J’adoré la pièce! Les acteurs étaient excellents… J’y retournerais demain matin!
— CC

Excellente soirée de théâtre avec une pièce qui roule autant dans le drame que dans la comédie! La distribution est particulièrement remarquable, surtout avec mesdames Pasquier et Thibault qui donnent le ton. Une belle fresque de la société américaine.
— RP

Excellent spectacle. Christiane Pasquier époustouflante. Bravo!
— PYB

Vraiment extraordinaire: 2h30 et je n’ai pas vu le temps passé. Chaque comédien était fabuleux, aucun temps mort. J’y retournerais sans hésitation!
— JC

Quelle bonne pièce et quels dialogues captivants, spécialement la scène du dîner! Le jeu de tous les comédiens était excellent. Beaucoup d’émotions, nous avons passé une excellente soirée.
— CB

Sublime! Belle pièce et bravo à tous ces excellents comédiens.
— CB

Ce spectacle m’a complètement renversée et plusieurs heures plus tard, je ressens encore cette fébrilité… réelle performance de tous les acteurs dirigés par un metteur en scène unique. Merci de m’avoir donné l’occasion de vivre ces moments magiques.
— EL

Extraordinaire! Mon épouse et moi avons tout aimé de cette pièce. Le texte, la mise en scène et le jeu des comédiens. Mention spéciale à Christiane Pasquier qui est tout à fait formidable. C’est une pièce dramatique avec quelques pointes d’humour bien dosées.
— MB

Pièce intéressante, qui allie humour et drame. Excellente mise en scène. Chapeau aux comédiens, surtout aux comédiennes.
— PB

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️! Une excellente pièce, dans la tradition du meilleur théâtre américain. Un texte puissant porté par des prestations impeccables de la part des comédiens et une mise en scène exceptionnelle. Un sublime moment de théâtre.
— SRB

Bon scénario, excellents comédiens, mise en scène vivante, décors superbes, une pièce magistrale.
— NT

Du grand théâtre. Excellent texte dont les révélations successives décapent l’une après l’autre les couches de l’hypocrisie et du mensonge non seulement d’une famille, mais de la société dont elle est le fruit. Production remarquable dans tous ses aspects.
— MO

Calendrier

Dès le 24 février 2021
20h
20h - COMPLET
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16h
15h
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16h
15h
20h
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20h
16h
15h

Distribution

Photo: Andréanne Gauthier

Nathalie
Doummar

Claudia
Photo: Jacinthe Perreault

Simon
Lacroix

Marc

Zhimei
Zhang

La dame du restaurant

Crédits

Décor
Odile Gamache
Costumes
Sylvain Genois
Éclairages
Renaud Pettigrew
Musique
Nicolas Basque
Accessoires
Normand Blais
Assistance à la mise en scène
Andrée-Anne Garneau

Médias

Plus sur la pièce et son auteur

Quatrième pièce de l’Américain Tracy Letts, August: Osage County a été créée le 28 juin 2007 au Steppenwolf Theatre à Chicago, compagnie dont le dramaturge, aussi acteur, est membre depuis de nombreuses années. Applaudie ensuite sur Broadway, elle y tiendra l’affiche presque deux ans et récoltera un grand nombre de prix, dont un Pulitzer en 2008, l’une des plus illustres récompenses au monde, qui souligne chaque année les créations exceptionnelles en journalisme, littérature et théâtre. Deux autres pièces de Tracy Letts seront aussi finalistes pour cette prestigieuse récompense: Man from Nebraska (2004) et The Minutes (2018).

C’est Dennis Letts, le père du dramaturge, qui a créé le rôle du patriarche Beverly Weston dans August: Osage County à Chicago.

Passionné de théâtre, professeur d’anglais à la Southeastern Oklahoma State University, il s’est retiré du monde universitaire à l’âge de 50 ans pour devenir acteur. Malgré un diagnostic de cancer et un éprouvant traitement, il décidera de jouer la pièce de son fils à New York, donnant huit spectacles par semaine. Il quittera les planches en janvier 2008, peu de temps avant son décès, le 22 février.

Après Chicago, New York et Londres, les prestigieuses scènes d’Israël, de Porto Rico, d’Australie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Argentine, de Suède, du Danemark, du Pérou, d’Espagne, de la Nouvelle-Zélande, de la Roumanie et du Canada comptent parmi celles qui ont tour à tour accueilli cette œuvre majeure, considérée par plusieurs comme l’une des pièces américaines les plus marquantes des vingt dernières années.

Parlant des origines du titre de sa pièce, Tracy Letts a déclaré:

«Je ne pourrais jamais prétendre à un titre aussi brillant que August: Osage County. M. Howard Starks, gentleman, professeur, poète, génie, mentor, ami a créé ce titre pour un poème extraordinaire qui est l’une des inspirations de ma pièce: je le lui vole avec déférence, mais sans excuses — Howard, j’en suis sûr, ne voudrait pas qu’il en soit autrement — et je dédie cette pièce à sa mémoire.»

Dust hangs heavy in the dull catalpas;
the cicadas are scraping interminably
at the heart-thickened air —
no rain in three weeks, no real breeze all day,
In the dim room,
the blinds grimly endure the deadly light,
protecting the machined air,
as the watchers watch the old lady die.

August: Osage County par Howard Starks (extrait)

Tracy Letts a signé l’adaptation cinématographique de sa pièce, portée à l’écran par le réalisateur John Wells. Tourné en Oklahoma, terre natale de l’auteur, le film a été présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto en septembre 2013. Il met en vedette une brillante distribution.

Meryl Streep y incarne Violet Weston, prestation qui lui vaudra une nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice en 2014. Finaliste à cette même cérémonie, dans la catégorie de la meilleure actrice pour un second rôle, Julia Roberts y interprète sa fille, Barbara Weston.

Au Québec, la version en français a été projetée en 2014 sous le titre Le temps d’un été.

Au cours de la dernière décennie, Tracy Letts a aussi été salué pour ses performances d’acteur dans de nombreuses productions de renom, sur scène comme à l’écran.

De nouveau récompensé par un Tony Award en 2013, mais comme interprète cette fois — pour son rôle de George dans Who’s Afraid of Virginia Woolf? — Tracy Letts incarnait tout récemment Joe Keller dans All My Sons d’Arthur Miller sur Broadway, aux côtés d’Annette Bening.

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Entretien avec René Richard Cyr

La dernière présence de René Richard Cyr chez Duceppe remonte à dix ans déjà. Le réputé et prolifique metteur en scène dirigeait alors Minuit chrétien de Tilly. Nous sommes heureux d’accueillir de nouveau ce créateur formidable, qui a donné vie sur la scène du Théâtre Jean-Duceppe aux personnages de Tennessee Williams comme à ceux de Michel Tremblay, aux univers de Serge Boucher et de Peter Shaffer. Cette fois, René Richard Cyr s’attaque à une partition colossale de treize rôles savoureux, créés par l’Américain Tracy Letts. Entretien avec le metteur en scène.

Vous envisagiez de monter cette pièce depuis un moment, n’est-ce pas?

Quand cette pièce a été présentée à New York pour la première fois, en 2007, j’ai reçu deux, sinon trois coups de fil, dont celui de Frédéric Blanchette, qui en signe ici la traduction québécoise. Il m’a dit: «Écoute, j’ai vu une pièce, c’est pour toi! Il faut que tu la montes.»

D’autres personnes m’ont aussi écrit et je crois que l’on pensait à moi parce qu’il y a une certaine parenté entre cette œuvre et l’univers de l’auteur québécois Serge Boucher, un univers hyperréaliste. Dans ma carrière, j’ai monté plusieurs textes de Serge, et j’avais à ce moment-là déjà mis en scène Les bonbons qui sauvent la vie, 24 poses (portraits) et , ici, chez Duceppe. J’ai donc lu cette pièce américaine et je l’ai beaucoup aimée, mais, pour toutes sortes de raisons, elle est restée quelques années dans mes cartons. Quand David (Laurin) et Jean-Simon (Traversy) sont arrivés à la direction artistique, nous avions le désir de travailler ensemble et August: Osage County faisait partie des projets possibles. Après mûre réflexion, leur choix s’est finalement arrêté sur ce grand texte que l’on a renommé Disparu·e·s.

Pourquoi ce titre?

Dans cette pièce, on parle d’abord d’un père qui est porté disparu. Mais, assez rapidement, on se rend compte qu’énormément de choses se sont aussi envolées. Les valeurs familiales ont disparu, les couples s’effritent, plus rien ne s’installe vraiment dans la durée. Le personnage de la mère, Violet Weston, s’efface dans les drogues, elle n’est plus tout à fait là. Ses filles se sont éloignées du noyau familial depuis des années…

À un moment donné, il y a un personnage qui dit: «Ce qui est en train de disparaître était en fait déjà disparu». Dans le sens que l’on ne peut plus vivre comme avant. Nos valeurs profondes sont ébranlées. Nous sommes aussi en train de disparaître. En fait, nos vies sont faites de mille disparitions par jour.

Vous avez déjà dit qu’il n’y a pas de rôle principal dans cette pièce. Pourquoi?

C’est ce qui est extraordinaire dans Disparu·e·s! Il y a presque treize rôles principaux. La pièce est en ce sens surprenante, enthousiasmante. Il a de nouveaux personnages qui arrivent tout le temps, au fur et à mesure que l’action avance. Il y a constamment des éléments de surprise. La mère, Violet, est tout de même centrale. C’est celle par qui tout est provoqué, celle sur qui tout rebondit. Mais, il demeure que tous les autres personnages ne font pas que saupoudrer quelques petites épices, ils participent réellement à l’histoire.

Il y a des moments hilarants dans cette pièce, comme des instants presque tragiques. Avez-vous attaqué cette œuvre comme une comédie ou plutôt comme un drame?

Je me dis que c’est un mélodrame comique. Il y a un côté très mélodramatique. Toutes les maladies de l’Amérique moderne, ou à peu près, y sont exploitées!

C’est un peu comme si l’auteur Tracy Letts avait mélangé du Arthur Miller, du Tennessee Williams et du Eugene O’Neill dans un gros blender… On y retrouve une telle charge d’événements dramatiques! Mais la steam est régulièrement libérée et l’humour devient salvateur à plusieurs moments. Ç’a été un grand plaisir de créer cette famille complètement dysfonctionnelle autour du personnage de la mère, très emblématique. C’est la comédienne Christiane Pasquier qui l’incarne.

J’avais de la difficulté à m’imaginer quelqu’un d’autre pour l’interpréter. Christiane a une vérité profonde, elle peut être très touchante et en même temps excessivement punchée, extrêmement comique. Ça prenait une actrice avec une grosse boîte de Prismacolor dans son cœur! C’est-à-dire, une actrice qui peut donner une tonne de couleurs à son personnage.

Et pour répondre à la question de savoir comment j’ai attaqué cette œuvre, comme une comédie ou comme un drame, je dirais que je l’ai d’abord attaquée sous l’angle de la vérité. À la première lecture, je ne savais pas si c’était un drame ou une comédie. J’ai dit aux acteurs et aux actrices: «C’est vous qui allez me le dire». Pour moi, ce qui est intéressant, c’est de pouvoir jouer avec tous ces éléments de contraste. À mon avis, c’est ce qui fait souvent la qualité des grands textes. Prenons, par exemple, À toi, pour toujours, ta Marie-Lou de Tremblay. C’est une œuvre incroyablement tragique, mais, tout à coup, il y a une chicane sur le beurre de peanuts qui fait rire tout le monde et l’humour nous permet d’évacuer toute la lourdeur du propos. Dans Disparu·e·s, les répliques sont tellement vitrioliques qu’on ne peut pas faire autrement que de rire. Ces gens se disent des horreurs, certains éléments dans la situation sont démesurés. Mais, comme metteur en scène, on ne peut pas choisir d’en faire une comédie ou une tragédie.

J’essaie seulement d’y aller dans la vérité et dans la psychologie de chacun des personnages, en laissant au public le choix de trouver ça drôle, ou pas.

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Auteur et metteur en scène

Photo: Andréanne Gauthier

Mathieu
Quesnel

Mathieu Quesnel a gradué du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2006. Il a participé à plusieurs productions théâtrales dont Vol au-dessus d’un nid de coucou au Rideau Vert, Au champ de Mars et Débris du Théâtre de la Manufacture, L’obsession de la beauté et Les flâneurs célestes de Lab87, ainsi que Coco du Théâtre Osmose.

À la télévision, il a fait partie de l’équipe de SNL Québec et du Nouveau show. On a aussi pu le voir dans Au secours de BéatriceÇa décolleKarl et Max30 viesL’auberge du chien noir et Mensonges. Au cinéma, il a été dirigé par Émile Gaudreault dans Le Vrai du faux et De père en flic 2, Denys Arcand dans Le Règne de la beauté et François Bouvier dans Paul à Québec.

Et puisque Mathieu Quesnel est un acteur-créateur, il a également pris part à de nombreux événements artistiques comme les Cabarets insupportables de la compagnie Transthéâtre, les Théâtre tout court d’Absolu Théâtre, le Zoofest de Juste pour Rire, ou encore la Dizaine des auteurs et les 5 à 7 de La Licorne. Prochainement, vous pourrez le voir dans Sacrés objets, une émission documentaire qu’il animera à TV5.

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Autrice

Photo: Andréanne Gauthier

Nathalie
Doummar

Diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2011, Nathalie Doummar est une artiste multidisciplinaire. En plus d’être formée en interprétation, elle maîtrise le chant. Elle est également autrice.

En 2016, Nathalie Doummar propose Coco, une pièce percutante créée à La Petite Licorne dans une mise en scène de Mathieu Quesnel. Coco est saluée par la critique et présentée à guichets fermés, tant à sa création qu’à sa reprise à l’automne 2017. Forte de ce succès, l’auteure continue de consacrer temps et énergie à l’écriture parallèlement à sa carrière d’actrice. En 2017, elle présente L’amour est un dumpling — pièce en un acte qu’elle cosigne avec Mathieu Quesnel — dans le cadre des 5 à 7 de La Licornereprise à l’hiver 2021 chez Duceppe. En 2020, elle présente sa nouvelle pièce Le loup chez Duceppe, dans laquelle elle évoque avec une troublante justesse la difficulté de faire face à son propre déclin. Elle a aussi écrit Delphine de Ville Saint-Laurent, mis en scène par Martin Desgagné et produit par le Théâtre Urbi et Orbi en 2015.

Comédienne, Nathalie Doummar est de la distribution de diverses productions théâtrales dont la pièce L’amour est un dumplingLes 3 ténors de Ken Ludwig mise en scène par Benoît Brière et Martin Drainville et Chienne(s) de Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent. À la télévision, on la voit dans les séries TropNouvelle adresse, BoomerangAu secours de Béatrice et L’heure bleue. En 2016, elle fait ses débuts au cinéma en interprétant Félixe, rôle principal du film Pays de Chloé Robichaud aux côtés de Macha Grenon et Emily VanCamp. Performance qui lui vaut d’être finaliste aux Prix Écrans canadiens dans la catégorie «Interprétation féminine dans un premier rôle» en 2017.

Étoile montante de la scène culturelle québécoise, Nathalie Doummar travaille à l’écriture d’un court-métrage, en plus de plancher sur de nouvelles pièces de théâtre. Depuis septembre 2018, elle est autrice en résidence chez Duceppe.

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Mot de la direction artistique

August: Osage County, devenue Disparu·e·s chez Duceppe, s’inscrit dans la lignée des grandes fresques familiales américaines. C’est assurément l’une des pièces les plus puissantes issues de cette dramaturgie depuis le tournant du siècle.

Tracy Letts nous plonge dans l’univers des Weston, et plus particulièrement celui des trois générations de femmes qui sont l’âme, le cœur et le corps de cette famille.

Une famille forte, mais marquée par de profondes déchirures.

Des déchirures qui font écho aux dissensions qui affectent l’Amérique.

La cellule familiale est source de compromis. On y apprend à aimer ses proches de façon inconditionnelle et à apprécier leur différence. Mais quand un conflit affecte nos valeurs profondes, il arrive que nous soyons poussé·e·s dans nos derniers retranchements. Doit-on alors préserver la cellule familiale à tout prix?

Il y a longtemps que nous voulions travailler avec René Richard Cyr. S’il est devenu l’un de nos plus grands metteurs en scène, c’est justement parce qu’il a un don pour créer ces familles.

Une partie importante du travail de la mise en scène est de trouver la bonne actrice ou le bon acteur. Puis, de fil en aiguille, la famille est rassemblée. Au cours du processus des répétitions, elle rencontrera indéniablement des tempêtes, des périodes de doutes. C’est à ce moment que la mise en scène doit écouter, tempérer et éclairer.

René Richard excelle dans cet art parce qu’il élève tout le monde autour de lui.

Nous sommes fiers de vous présenter sa formidable famille de Disparu·e·s.

Bienvenue chez eux!

David et Jean-Simon

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Mot du metteur en scène

Nos vies sont traversées par mille disparitions.

L’enfance est vite passée, les désillusions s’amoncellent, l’amour ne dure pas toujours, l’argent est vite dépensé, les distances et le temps nous éloignent les uns des autres, les jours s’allongent, les nuits raccourcissent, la santé se fragilise, la vieillesse surgit trop tôt et finalement la mort rend tous nos efforts futiles et nos espoirs sont déçus. À vrai dire, on ne reconnait vraiment la valeur des gens et des choses que lorsqu’on les a perdus.

 

Il y a déjà longtemps que la famille Weston a explosé et même si l’on tentait d’en recoller les morceaux, les brèches et les blessures sont trop profondes et nombreuses pour que le passé soit effacé, le présent vivable et l’avenir possible. La précarité et la fragilité de leurs relations sont à l’image d’une Amérique déboussolée alors que tous les repères et les certitudes s’ébranlent. Confronté·e·s à tous les bouleversements sociaux, politiques et humains qui nous secouent, il devient de plus en plus impossible de vivre dans le confort et la quiétude. Et c’est peut-être tant mieux ainsi. Car le monde doit changer.

Nous savions que nous n’étions pas immortel·le·s, que nous étions tous inexorablement seul·e·s, nous sommes maintenant confronté·e·s au courage de ne pas sombrer dans le désespoir. Il faut vivre, il faut croire, mais il faut surtout tout réinventer.

À demain, en espérant que l’on ne soit pas disparu·e·s.

René Richard Cyr

P.S. Ah oui! J’oubliais! C’est peut-être aussi une comédie! La comédie humaine!

 

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