LE LOUP

AVIS IMPORTANT – Duceppe reste solidaire de l’effort demandé aux Québécois·es et reporte toutes les représentations prévues jusqu’au 11 janvier. De nouvelles dates de représentation seront annoncées. Les détenteur·trice·s de billets sont invité·e·s à les conserver.

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Texte Nathalie Doummar

Mise en scène Chloé Robichaud

Interprétation Maude Guérin, Luc Senay

Spectacle reporté, nouvelles dates à venir

Vous n’avez pas encore réservé vos places? Inscrivez-vous à la liste d’attente pour être informé·e dès que des billets seront de nouveau en vente.

Durée approximative: 1h15 sans entracte

Sentant ses souvenirs lui échapper, un homme profite d’un moment de lucidité foudroyante pour faire le ménage de sa vie avant que la maladie n’emporte son esprit. Sa compagne, avec qui il a partagé sa vie pendant plus de 30 ans, reçoit ces élans de sollicitude de manière inattendue..

Dans cette courte pièce en un acte, la jeune dramaturge Nathalie Doummar évoque avec une troublante justesse la difficulté de faire face à son propre déclin. Luc Senay et Maude Guérin, sous la direction de Chloé Robichaud à la mise en scène, apportent toute l’authenticité, la fraîcheur et l’humour qui rendent ce texte lumineux malgré son sujet sombre. 

Annulations: les représentations devant avoir lieu en coulisses en formule 5 à 7 ont été annulées et les les détenteurs et détentrices de billets ont été remboursés.

En partenariat avec

Extraits de critiques

et

Témoignages

Nous avons adoré notre expérience. Nous avons vécu de près l’émotion à fleur de peau transmise par les comédiens de grand talent. 
— SB

Émouvant, troublant et tellement collé à la réalité de tant de couples.
— JP

Le texte de moins d’une heure était percutant, sans temps mort. 
— MAP

J’ai adoré. Quelle finesse et émotion de la part des comédiens. J’aime beaucoup cette proximité avec les acteurs. BRAVO!
— LB

J’ai adoré! Beau texte, performance incroyable des acteurs, bonne mise en scène… Merci beaucoup!
— RD

Le jeu de Maude Guérin et de Luc Senay sensationnel. Peu de mot, tout est ni blanc ni noir, la peur de la vérité, la peur d’aveu. La pièce était vraiment intéressante et le jeu des acteurs bien rendu.
— GL

J’ai adoré, pas de temps mort, les 2 comédiens étaient à la hauteur des attentes, très en forme. Ma pièce la plus intéressante depuis longtemps. J’ai aimé la proximité avec les acteurs.
— DD

 

Calendrier

Dès le 20 octobre 2020
20h - COMPLET
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16h - COMPLET
15h - COMPLET
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Lorsque la représentation indique complet, il se peut que quelques billets soient encore disponibles. Vous pouvez tenter votre chance, ou vous inscrire sur la liste d’attente des supplémentaires.

Distribution

Photo: Neil Mota

Maude
Guérin

Solange

La carrière d’Yves Jacques l’a mené de sa ville natale Québec à Montréal, puis à Paris où il joue depuis, aussi bien sur scène qu’au cinéma. Il a tourné dans cinq films du réalisateur Denys Arcand, dont Le déclin de l’empire américain, Jésus de Montréal et Les invasions barbares, ainsi que dans sept films du cinéaste français Claude Miller, notamment dans La Chambre des magiciennes, La petite Lily et Voyez comme ils dansent.

Sa renommée n’a depuis cessé de croître avec des films et des productions théâtrales tant en France qu’au Québec. Sur scène, il a tourné dans le monde entier avec deux pièces de Robert Lepage, La Face cachée de la Lune (à partir de 2001) et Le Projet Andersen (à partir de 2007), dans les versions française et anglaise.

Sa collaboration avec Lepage a incité Luc Bondy, alors directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris, à lui offrir un rôle au côté d’Isabelle Huppert dans Les Fausses Confidences de Marivaux, puis dans son ultime adaptation cinématographique produite et diffusée sur ARTE, avec la même distribution. Sur les planches de DUCEPPE, le public l’a applaudi dans Un Mari idéal d’Oscar Wilde, sous la direction de Françoise Faucher en 1999 et dans Une Journée particulière d’Ettore Scola, sous la direction de Serge Denoncourt en 2001. L’automne dernier, il était de la distribution de Je suis mixte de Mathieu Quesnel à La Petite Licorne.

Parmi les autres cinéastes avec lesquels Yves Jacques a eu le privilège de travailler, on peut citer Xavier Dolan, qui l’a dirigé dans Laurence Anyways, Jean-Paul Rappeneau dans Belles Familles, Olivier Dahan dans son film biographique Grace of Monaco et Martin Scorsese pour lequel il a joué dans The Aviator. Il sera bientôt à l’affiche du film La Beauté du monde d’André Forcier.

Pour son travail dans Le Projet Andersen, il reçoit en 2012 le prestigieux Elliot Norton Award dans la catégorie « Outstanding Solo Performance ». Yves Jacques a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le Ministère de la Culture et de la Communication de France en février 2001 et Officier de l’Ordre du Canada en 2009.

Dernière mise à jour : mars 2019

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Luc
Senay

Donald

La carrière d’Yves Jacques l’a mené de sa ville natale Québec à Montréal, puis à Paris où il joue depuis, aussi bien sur scène qu’au cinéma. Il a tourné dans cinq films du réalisateur Denys Arcand, dont Le déclin de l’empire américain, Jésus de Montréal et Les invasions barbares, ainsi que dans sept films du cinéaste français Claude Miller, notamment dans La Chambre des magiciennes, La petite Lily et Voyez comme ils dansent.

Sa renommée n’a depuis cessé de croître avec des films et des productions théâtrales tant en France qu’au Québec. Sur scène, il a tourné dans le monde entier avec deux pièces de Robert Lepage, La Face cachée de la Lune (à partir de 2001) et Le Projet Andersen (à partir de 2007), dans les versions française et anglaise.

Sa collaboration avec Lepage a incité Luc Bondy, alors directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris, à lui offrir un rôle au côté d’Isabelle Huppert dans Les Fausses Confidences de Marivaux, puis dans son ultime adaptation cinématographique produite et diffusée sur ARTE, avec la même distribution. Sur les planches de DUCEPPE, le public l’a applaudi dans Un Mari idéal d’Oscar Wilde, sous la direction de Françoise Faucher en 1999 et dans Une Journée particulière d’Ettore Scola, sous la direction de Serge Denoncourt en 2001. L’automne dernier, il était de la distribution de Je suis mixte de Mathieu Quesnel à La Petite Licorne.

Parmi les autres cinéastes avec lesquels Yves Jacques a eu le privilège de travailler, on peut citer Xavier Dolan, qui l’a dirigé dans Laurence Anyways, Jean-Paul Rappeneau dans Belles Familles, Olivier Dahan dans son film biographique Grace of Monaco et Martin Scorsese pour lequel il a joué dans The Aviator. Il sera bientôt à l’affiche du film La Beauté du monde d’André Forcier.

Pour son travail dans Le Projet Andersen, il reçoit en 2012 le prestigieux Elliot Norton Award dans la catégorie « Outstanding Solo Performance ». Yves Jacques a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le Ministère de la Culture et de la Communication de France en février 2001 et Officier de l’Ordre du Canada en 2009.

Dernière mise à jour : mars 2019

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Crédits

Décor, costumes et accessoires
Bruno Pierre Houle
Lumières
Renaud Pettigrew
Assistance à la mise en scène et régie
Pascale d'Haese

Médias

Autrice

Photo: Maxyme G. Delisle

Nathalie
Doummar

Diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2011, Nathalie Doummar est une artiste multidisciplinaire. En plus d’être formée en interprétation, elle maîtrise le chant. Elle est également auteure.

Nathalie Doummar propose une première pièce, percutante, intitulée Coco et créée en 2016 à La Petite Licorne dans une mise en scène de Mathieu Quesnel. Coco est saluée par la critique et présentée à guichets fermés, tant à sa création qu’à sa reprise à l’automne 2017. Forte de ce succès, l’auteure continue de consacrer temps et énergie à l’écriture parallèlement à sa carrière d’actrice. En 2017, elle présente L’amour est un dumpling — pièce en un acte qu’elle cosigne avec Mathieu Quesnel et Simon Lacroix — dans le cadre des 5 à 7 de La Licorne. Elle a aussi écrit Delphine de Ville Saint-Laurent, mis en scène par Martin Desgagné et produit par le Théâtre Urbi et Orbi en 2015.

Comédienne, Nathalie Doummar est de la distribution de diverses productions théâtrales dont la pièce L’amour est un dumplingLes 3 ténors de Ken Ludwig mise en scène par Benoît Brière et Martin Drainville et Chienne(s) de Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent. À la télévision, on la voit dans les séries TropNouvelle adresse, BoomerangAu secours de Béatrice et L’heure bleue. En 2016, elle fait ses débuts au cinéma en interprétant Félixe, rôle principal du film Pays de Chloé Robichaud aux côtés de Macha Grenon et Emily VanCamp. Performance qui lui vaut d’être finaliste aux Prix Écrans canadiens dans la catégorie «Interprétation féminine dans un premier rôle» en 2017.

Étoile montante de la scène culturelle québécoise, Nathalie Doummar travaille actuellement à l’écriture d’un court-métrage, en plus de plancher sur deux nouvelles pièces de théâtre. Depuis septembre 2018, elle est auteure en résidence chez Duceppe.

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Metteuse en scène

Photo: Eva Mauce TC

Chloé
Robichaud

Née à Québec, Chloé Robichaud vit et travaille à Montréal. Elle est titulaire d’un baccalauréat avec mention en réalisation de l’université Concordia à Montréal et est diplômée en réalisation de l’Institut national de l’image et du son (L’INIS) en 2010. Elle est scénariste, réalisatrice et metteuse en scène.

En 2012, son film Chef de meute était présenté à Cannes, en nomination pour la Palme d’or du court métrage. L’année suivante, elle se trouve pour la deuxième année consécutive dans la sélection officielle du Festival de Cannes avec son premier long métrage, Sarah préfère la course.  Les deux furent projetés dans de nombreux festivals internationaux.

En 2016, son film PAYS, qui explore la vie de politiciennes, fût sélectionné au TIFF et présenté en ouverture du Festival de cinéma de la ville de Québec. Le film a remporté le prestigieux prix New Directors du Seattle International Film Festival. Elle est aussi la créatrice de la série web Féminin/féminin, qui a obtenu dès son lancement en 2014, un rayonnement international, plus de 1 million de visionnements et 2 prix Gémeaux. Elle a réalisé plusieurs épisodes de la série TROP, ce qui lui vaut une nomination aux prix Gémeaux 2018 dans la catégorie réalisation, comédie. Elle a écrit et réalisé près d’une dizaine de courts-métrages et d’une trentaine de films publicitaires, en plus de vidéoclips.

En 2019, son film Delphine est présenté en grande première mondiale à la Mostra de Venise suivi du TIFF où il remporte le prix du Meilleur court-métrage canadien. Chloé Robichaud travaille présentement à l’écriture de son prochain long-métrage Les jours heureux (Item7).

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Ceci est un test

L’acteur Yves Jacques mène une brillante carrière, ici comme à l’international. Ces dernières années, il a partagé la scène avec Isabelle Huppert, le grand écran avec Nicole Kidman ou encore Fabrice Luchini. À compter de 2001, il est devenu la voix et le visage de La Face cachée de la Lune de Robert Lepage. Depuis, il a fait le tour du monde, livrant ce solo plus de 300 fois en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Asie, en Europe et en Océanie. Acteur virtuose, donnant vie à tous les personnages de ce spectacle culte, il recevait le Prix Gascon-Roux (2003) et le Prix des abonnés du Théâtre du Trident (2011) pour cette performance. Entretien avec Yves Jacques.

 

Dans La Face cachée de la Lune, Robert Lepage dépeint le personnel pour atteindre l’universel et il a dit qu’il se souviendrait toujours de votre interprétation en Corée du Sud. Cette œuvre sur deux frères qui tentent de se réconcilier a pris une dimension particulière dans ce pays, en conflit avec « sa sœur », la Corée du Nord. Y a-t-il d’autres représentations dont vous vous rappelez plus spécialement ?

 

Je reviens d’abord sur la Corée. On y est retourné en mai 2018 et c’est incroyable l’effet que cette pièce peut avoir là-bas. Les gens sont d’une extrême fébrilité, parfois même en larmes quand ils viennent me rencontrer après la représentation. Des membres de l’équipe du théâtre, avec qui on a travaillé une ou deux semaines, étaient aussi très émus, bouleversés. En Corée, les familles sont déchirées, au Nord et au Sud. Ils ne se voient plus depuis des dizaines d’années et il y a tellement de Coréens qui ne demandent que ça, une réconciliation. La Face cachée de la Lune touche partout dans le monde, mais quand on a vu la réaction si intense des spectateurs de Séoul, c’est incomparable.

Ce que je trouve par ailleurs fascinant — et c’est là que je constate à quel point Lepage sait vraiment toucher l’âme humaine — c’est de voir les spectateurs de partout réagir aux mêmes endroits, à la réplique près, que ce soit en français ou en anglais, car je joue cette pièce dans les deux langues. Cependant, la façon de réagir est différente d’un pays à l’autre. Par exemple, au Mexique, je n’ai jamais vu une salle rire comme ça de ma vie. Les spectateurs avaient ouvert leurs cellulaires, ils s’envoyaient des textos sur ce qui se passait sur scène, prenaient des photos. Ils avaient un fun noir entre eux et je n’avais plus aucun contrôle. C’était débridé et déchaîné !

Sinon, je pense à la Chine, où les salles sont immenses, pour la présentation des opéras, des comédies musicales, de grands ballets. On se retrouve dans ces lieux parce que les petites salles ne sont pas assez larges pour accueillir notre décor. Je me souviens d’une fois en particulier, c’était juste avant que le spectacle commence. Je suis alors derrière le miroir, comme toujours. Mais, cette fois, je n’entends aucun, mais aucun son venir du public. On est à quelques minutes du début de la représentation. Je marche doucement en coulisse et je demande au régisseur : « Coudon, est-ce qu’il y a au moins quelques spectateurs ? » Il me répond que c’est plein à craquer ! Je repars, et on n’entend toujours rien, sauf le bruit de mes chaussures quand je retourne à ma place pour commencer le show ! C’était hallucinant, complètement le contraire de ce que j’avais vécu au Mexique.

Un autre moment dont je me souviens, tout à fait charmant celui-là, c’est lorsqu’on nous a invités en Catalogne, à Barcelone plus précisément. On leur a offert de présenter le spectacle en anglais ou en français. Ils ont exigé qu’on le fasse en français. Eux, ils parlent le catalan dans un pays espagnol et on nous a dit quelque chose comme : « Ça n’est certainement pas nous qui allons vous obliger à jouer la pièce en anglais alors qu’au départ elle a été créée en français, au Québec » !

Est-ce qu’elle a été présentée en Russie ?

Oui ! C’était Robert Lepage qui ouvrait un festival à Moscou en 2007 avec La Face cachée de la Lune, et moi, j’y étais avec Le Projet Andersen. Il ne le savait pas, mais le cosmonaute Alexeï Leonov, le héros de son enfance et l’inspiration même de la pièce qu’il jouait, était dans la salle. Après le spectacle, Leonov a rencontré Robert et lui a offert une bouteille de vodka, celle qu’il avait apportée avec lui dans le vaisseau spatial à l’époque, semble-t-il !

Il y a près de 20 ans, Robert Lepage vous confiait l’interprétation de La Face cachée de la Lune. « Elle est à toi maintenant », vous a-t-il dit. Comment vous êtes-vous réapproprié ce rôle, d’abord créé par Lepage, lui-même ?

Robert a effectué quelques légères adaptations quand je suis arrivé. Mais, j’ai toujours fait en sorte que ça demeure très respectueux de son travail. Je n’ai pas « kidnappé » le show à mes propres fins, ça reste un spectacle de Robert Lepage. D’abord, je l’ai joué de 2001 à 2005, puis j’ai repris Le Projet Andersen jusqu’en 2012, encore une fois, partout dans le monde.

En 2011, on nous a invités à présenter La Face au Trident à Québec — où la pièce avait été créée en 2000 — pour célébrer les 40 ans de ce théâtre. On a encore constaté un vrai engouement pour cette production que plusieurs considèrent comme l’une des plus accessibles et les plus populaires de Robert Lepage. À partir de là, les gens ont voulu revoir La Face cachée de la Lune et on a repris la route. L’hiver dernier, j’étais en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Séoul. L’automne d’avant, j’étais en Belgique et en France après avoir joué à Cardiff et Plymouth en Angleterre. Prochainement, on est attendus à Shanghai, Singapour et Barcelone. Ça n’arrête pas !

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Un pièce qui voyage!

D’Aarhus à Zurich, La Face cachée de la Lune a été applaudie par les spectateurs de 65 villes, dans 27 pays. Ce solo a été joué près de 450 fois à ce jour, dont plus de 300 par Yves Jacques.