PÉTROLE

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Texte François Archambault

Mise en scène Édith Patenaude

Interprétation Éric Bernier, Frédéric Blanchette, Louise Cardinal, Jean-François Casabonne, Paméla Dumont, Simon Lacroix, Jean-Sébastien Lavoie, Marie-Ève Milot, Iannicko N’Doua, Olivia Palacci (laboratoire de création), Alice Pascual, Catherine Trudeau, Alexandrine Warren (captation audio)

Musique Mykalle Bielinski

Réalisation de la captation audio Laurier Rajotte

9 septembre au 10 octobre 2020

Durée approximative: 2h30 incluant l’entracte

Californie, 2018. Les forêts brûlent. On soupçonne Jarvis Larsen, un scientifique respecté, d’avoir provoqué ces incendies. Comment a-t-il pu en arriver là? En 1979, alors jeune et idéaliste, Larsen est recruté par une compagnie pétrolière pour donner son avis sur la pollution qu’engendre la combustion de pétrole. Certains environnementalistes affirment qu’elle causera la fin de la vie sur Terre dès 2035… Larsen se retrouvera par la suite au cœur de négociations tendues entre des scientifiques militants, de lobbyistes pétroliers et des représentants de la Maison-Blanche. La catastrophe sera-t-elle évitée?

Pétrole a germé dans l’imaginaire du dramaturge François Archambault après la lecture d’un dossier du New York Times qui relate comment nous avons eu l’occasion de régler le problème du réchauffement planétaire… il y a quarante ans. Inspirée de personnes et de faits réels, cette pièce d’une redoutable efficacité aborde le sujet de l’urgence climatique d’un angle surprenant. Un récit passionnant, ponctué d’humour et de nombreux rebondissements. Duceppe se réjouit qu’une pièce aussi pertinente marque le coup d’envoi de ses résidences d’écriture.

 

Cette captation audio a été enregistrée en studio à la suite d’un laboratoire de création avec les artistes. Pétrole sera créée sur scène chez Duceppe en 2021, sous la direction d’Édith Patenaude, lorsque les conditions sanitaires le permettront. 

Extrait gratuit de la captation audio

Extraits de critiques

et

Témoignages

Fabuleux. Excellent jeu des comédiens, histoire intéressante, on y reconnaît même certains membres de nos familles! J’aime ce mélange d’humour et de drame.
— LB

Excellente pièce de théâtre. René Richard Cyr a fait un travail sensationnel. Bravo!
— RD

Tout simplement super, extraordinaire, fabuleux, les mots me manquent pour l’appréciation de tous ces acteurs et actrices!
— GL

Une histoire de secrets de famille très intéressante. Des rôles féminins forts et bien interprétés.
— SL

Mise en scène vivante qui nous fait oublier le temps, les deux heures sont passées comme un coup de vent… Les acteurs sont tous excellents mais mention spéciale à Roger Léger, Marie-Hélène Thibault et surtout Christiane Pasquier!
— FR

Excellente adaptation d’une pièce majeure de la dramaturgie américaine, nettement mieux réussie que la version cinématographique!
— LC

Vraiment aucune fausse note! Texte particulièrement touchant, vrai, incisif, réaliste, profond et humain.
— CC

Excellent. Duceppe poursuit de belle façon son renouvellement: direction artistique inspirée, acteurs solides, performance magistrale de Christiane Pasquier et parfaite de Marie-Hélène Thibault. Merci à tous les artisans.
— AB

Une belle soirée. J’ai tout aimé: les comédiens, le décor, la mise en scène, les infos sur les écrans à l’entracte, tout! Bravo! J’aime les textes actuels qui nous font réfléchir sur l’humain.
— LL

J’ai tout simplement adoré la pièce et le jeu des comédiens. Nous la recommandons à tous nos amis.
— LT

J’ai beaucoup aimé le souffle et l’énergie de Christiane Pasquier, la vraisemblance d’une famille et des non dits.
— SL

J’adoré la pièce! Les acteurs étaient excellents… J’y retournerais demain matin!
— CC

Excellente soirée de théâtre avec une pièce qui roule autant dans le drame que dans la comédie! La distribution est particulièrement remarquable, surtout avec mesdames Pasquier et Thibault qui donnent le ton. Une belle fresque de la société américaine.
— RP

Excellent spectacle. Christiane Pasquier époustouflante. Bravo!
— PYB

Vraiment extraordinaire: 2h30 et je n’ai pas vu le temps passé. Chaque comédien était fabuleux, aucun temps mort. J’y retournerais sans hésitation!
— JC

Quelle bonne pièce et quels dialogues captivants, spécialement la scène du dîner! Le jeu de tous les comédiens était excellent. Beaucoup d’émotions, nous avons passé une excellente soirée.
— CB

Sublime! Belle pièce et bravo à tous ces excellents comédiens.
— CB

Ce spectacle m’a complètement renversée et plusieurs heures plus tard, je ressens encore cette fébrilité… réelle performance de tous les acteurs dirigés par un metteur en scène unique. Merci de m’avoir donné l’occasion de vivre ces moments magiques.
— EL

Extraordinaire! Mon épouse et moi avons tout aimé de cette pièce. Le texte, la mise en scène et le jeu des comédiens. Mention spéciale à Christiane Pasquier qui est tout à fait formidable. C’est une pièce dramatique avec quelques pointes d’humour bien dosées.
— MB

Pièce intéressante, qui allie humour et drame. Excellente mise en scène. Chapeau aux comédiens, surtout aux comédiennes.
— PB

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️! Une excellente pièce, dans la tradition du meilleur théâtre américain. Un texte puissant porté par des prestations impeccables de la part des comédiens et une mise en scène exceptionnelle. Un sublime moment de théâtre.
— SRB

Bon scénario, excellents comédiens, mise en scène vivante, décors superbes, une pièce magistrale.
— NT

Du grand théâtre. Excellent texte dont les révélations successives décapent l’une après l’autre les couches de l’hypocrisie et du mensonge non seulement d’une famille, mais de la société dont elle est le fruit. Production remarquable dans tous ses aspects.
— MO

Calendrier

9 septembre au 10 octobre 2020
19h30
20h - COMPLET
20h
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Distribution

Photo: Kelly Jacob

Éric
Bernier

James Newman
Photo: Daniel Desmarais

Frédéric
Blanchette

Frank Jackson
Photo: Julie Beauchemin

Louise
Cardinal

Margaret Matthews
Photo: Monic Richard

Jean-François
Casabonne

Mark Williams

Paméla
Dumont

Joy Larsen
Photo: Jonathan Boulet Groulx

Simon
Lacroix

Jarvis Larsen

Jean-Sébastien
Lavoie

Joe Robertson
Photo: Julie Artacho

Marie-Ève
Milot

Judy Parcell
Photo: Dominique Lachance

Iannicko
N'Doua

Tim Rutherford

Olivia
Palacci

Sylvia Jones (laboratoire de création)
Photo: Julie Artacho

Alice
Pascual

Mike Kelly
Photo: Julie Artacho

Catherine
Trudeau

Mia Larsen / May Larsen
Photo: Julie Artacho

Alexandrine
Warren

Sylvia Jones (captation audio)

Crédits

Décor
Patrice Charbonneau-Brunelle
Costumes
Cynthia St-Gelais
Éclairages
Julie Basse
Musique
Mykalle Bielinski
Accessoires
Normand Blais
Assistance à la mise en scène
Adèle St-Amand

Médias

Plus sur la pièce et son auteur

Quatrième pièce de l’Américain Tracy Letts, August: Osage County a été créée le 28 juin 2007 au Steppenwolf Theatre à Chicago, compagnie dont le dramaturge, aussi acteur, est membre depuis de nombreuses années. Applaudie ensuite sur Broadway, elle y tiendra l’affiche presque deux ans et récoltera un grand nombre de prix, dont un Pulitzer en 2008, l’une des plus illustres récompenses au monde, qui souligne chaque année les créations exceptionnelles en journalisme, littérature et théâtre. Deux autres pièces de Tracy Letts seront aussi finalistes pour cette prestigieuse récompense: Man from Nebraska (2004) et The Minutes (2018).

C’est Dennis Letts, le père du dramaturge, qui a créé le rôle du patriarche Beverly Weston dans August: Osage County à Chicago.

Passionné de théâtre, professeur d’anglais à la Southeastern Oklahoma State University, il s’est retiré du monde universitaire à l’âge de 50 ans pour devenir acteur. Malgré un diagnostic de cancer et un éprouvant traitement, il décidera de jouer la pièce de son fils à New York, donnant huit spectacles par semaine. Il quittera les planches en janvier 2008, peu de temps avant son décès, le 22 février.

Après Chicago, New York et Londres, les prestigieuses scènes d’Israël, de Porto Rico, d’Australie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Argentine, de Suède, du Danemark, du Pérou, d’Espagne, de la Nouvelle-Zélande, de la Roumanie et du Canada comptent parmi celles qui ont tour à tour accueilli cette œuvre majeure, considérée par plusieurs comme l’une des pièces américaines les plus marquantes des vingt dernières années.

Parlant des origines du titre de sa pièce, Tracy Letts a déclaré:

«Je ne pourrais jamais prétendre à un titre aussi brillant que August: Osage County. M. Howard Starks, gentleman, professeur, poète, génie, mentor, ami a créé ce titre pour un poème extraordinaire qui est l’une des inspirations de ma pièce: je le lui vole avec déférence, mais sans excuses — Howard, j’en suis sûr, ne voudrait pas qu’il en soit autrement — et je dédie cette pièce à sa mémoire.»

Dust hangs heavy in the dull catalpas;
the cicadas are scraping interminably
at the heart-thickened air —
no rain in three weeks, no real breeze all day,
In the dim room,
the blinds grimly endure the deadly light,
protecting the machined air,
as the watchers watch the old lady die.

August: Osage County par Howard Starks (extrait)

Tracy Letts a signé l’adaptation cinématographique de sa pièce, portée à l’écran par le réalisateur John Wells. Tourné en Oklahoma, terre natale de l’auteur, le film a été présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto en septembre 2013. Il met en vedette une brillante distribution.

Meryl Streep y incarne Violet Weston, prestation qui lui vaudra une nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice en 2014. Finaliste à cette même cérémonie, dans la catégorie de la meilleure actrice pour un second rôle, Julia Roberts y interprète sa fille, Barbara Weston.

Au Québec, la version en français a été projetée en 2014 sous le titre Le temps d’un été.

Au cours de la dernière décennie, Tracy Letts a aussi été salué pour ses performances d’acteur dans de nombreuses productions de renom, sur scène comme à l’écran.

De nouveau récompensé par un Tony Award en 2013, mais comme interprète cette fois — pour son rôle de George dans Who’s Afraid of Virginia Woolf? — Tracy Letts incarnait tout récemment Joe Keller dans All My Sons d’Arthur Miller sur Broadway, aux côtés d’Annette Bening.

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Entretien avec René Richard Cyr

La dernière présence de René Richard Cyr chez Duceppe remonte à dix ans déjà. Le réputé et prolifique metteur en scène dirigeait alors Minuit chrétien de Tilly. Nous sommes heureux d’accueillir de nouveau ce créateur formidable, qui a donné vie sur la scène du Théâtre Jean-Duceppe aux personnages de Tennessee Williams comme à ceux de Michel Tremblay, aux univers de Serge Boucher et de Peter Shaffer. Cette fois, René Richard Cyr s’attaque à une partition colossale de treize rôles savoureux, créés par l’Américain Tracy Letts. Entretien avec le metteur en scène.

Vous envisagiez de monter cette pièce depuis un moment, n’est-ce pas?

Quand cette pièce a été présentée à New York pour la première fois, en 2007, j’ai reçu deux, sinon trois coups de fil, dont celui de Frédéric Blanchette, qui en signe ici la traduction québécoise. Il m’a dit: «Écoute, j’ai vu une pièce, c’est pour toi! Il faut que tu la montes.»

D’autres personnes m’ont aussi écrit et je crois que l’on pensait à moi parce qu’il y a une certaine parenté entre cette œuvre et l’univers de l’auteur québécois Serge Boucher, un univers hyperréaliste. Dans ma carrière, j’ai monté plusieurs textes de Serge, et j’avais à ce moment-là déjà mis en scène Les bonbons qui sauvent la vie, 24 poses (portraits) et , ici, chez Duceppe. J’ai donc lu cette pièce américaine et je l’ai beaucoup aimée, mais, pour toutes sortes de raisons, elle est restée quelques années dans mes cartons. Quand David (Laurin) et Jean-Simon (Traversy) sont arrivés à la direction artistique, nous avions le désir de travailler ensemble et August: Osage County faisait partie des projets possibles. Après mûre réflexion, leur choix s’est finalement arrêté sur ce grand texte que l’on a renommé Disparu·e·s.

Pourquoi ce titre?

Dans cette pièce, on parle d’abord d’un père qui est porté disparu. Mais, assez rapidement, on se rend compte qu’énormément de choses se sont aussi envolées. Les valeurs familiales ont disparu, les couples s’effritent, plus rien ne s’installe vraiment dans la durée. Le personnage de la mère, Violet Weston, s’efface dans les drogues, elle n’est plus tout à fait là. Ses filles se sont éloignées du noyau familial depuis des années…

À un moment donné, il y a un personnage qui dit: «Ce qui est en train de disparaître était en fait déjà disparu». Dans le sens que l’on ne peut plus vivre comme avant. Nos valeurs profondes sont ébranlées. Nous sommes aussi en train de disparaître. En fait, nos vies sont faites de mille disparitions par jour.

Vous avez déjà dit qu’il n’y a pas de rôle principal dans cette pièce. Pourquoi?

C’est ce qui est extraordinaire dans Disparu·e·s! Il y a presque treize rôles principaux. La pièce est en ce sens surprenante, enthousiasmante. Il a de nouveaux personnages qui arrivent tout le temps, au fur et à mesure que l’action avance. Il y a constamment des éléments de surprise. La mère, Violet, est tout de même centrale. C’est celle par qui tout est provoqué, celle sur qui tout rebondit. Mais, il demeure que tous les autres personnages ne font pas que saupoudrer quelques petites épices, ils participent réellement à l’histoire.

Il y a des moments hilarants dans cette pièce, comme des instants presque tragiques. Avez-vous attaqué cette œuvre comme une comédie ou plutôt comme un drame?

Je me dis que c’est un mélodrame comique. Il y a un côté très mélodramatique. Toutes les maladies de l’Amérique moderne, ou à peu près, y sont exploitées!

C’est un peu comme si l’auteur Tracy Letts avait mélangé du Arthur Miller, du Tennessee Williams et du Eugene O’Neill dans un gros blender… On y retrouve une telle charge d’événements dramatiques! Mais la steam est régulièrement libérée et l’humour devient salvateur à plusieurs moments. Ç’a été un grand plaisir de créer cette famille complètement dysfonctionnelle autour du personnage de la mère, très emblématique. C’est la comédienne Christiane Pasquier qui l’incarne.

J’avais de la difficulté à m’imaginer quelqu’un d’autre pour l’interpréter. Christiane a une vérité profonde, elle peut être très touchante et en même temps excessivement punchée, extrêmement comique. Ça prenait une actrice avec une grosse boîte de Prismacolor dans son cœur! C’est-à-dire, une actrice qui peut donner une tonne de couleurs à son personnage.

Et pour répondre à la question de savoir comment j’ai attaqué cette œuvre, comme une comédie ou comme un drame, je dirais que je l’ai d’abord attaquée sous l’angle de la vérité. À la première lecture, je ne savais pas si c’était un drame ou une comédie. J’ai dit aux acteurs et aux actrices: «C’est vous qui allez me le dire». Pour moi, ce qui est intéressant, c’est de pouvoir jouer avec tous ces éléments de contraste. À mon avis, c’est ce qui fait souvent la qualité des grands textes. Prenons, par exemple, À toi, pour toujours, ta Marie-Lou de Tremblay. C’est une œuvre incroyablement tragique, mais, tout à coup, il y a une chicane sur le beurre de peanuts qui fait rire tout le monde et l’humour nous permet d’évacuer toute la lourdeur du propos. Dans Disparu·e·s, les répliques sont tellement vitrioliques qu’on ne peut pas faire autrement que de rire. Ces gens se disent des horreurs, certains éléments dans la situation sont démesurés. Mais, comme metteur en scène, on ne peut pas choisir d’en faire une comédie ou une tragédie.

J’essaie seulement d’y aller dans la vérité et dans la psychologie de chacun des personnages, en laissant au public le choix de trouver ça drôle, ou pas.

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Auteur

Photo: Maxyme G. Delisle

François
Archambault

François Archambault est un dramaturge montréalais dont les œuvres sont jouées partout au Canada, mais aussi à l’étranger. Elles ont notamment été traduites en anglais, italien, espagnol et allemand. Avec son théâtre, qui fraye entre le réalisme et l’absurde, l’ironie satirique et le drame humaniste, François Archambault propose un théâtre direct et populaire qui interroge notre rapport entre l’intime et le social.

Diplômé de l’École nationale de théâtre en 1993, il voit sa pièce de finissant Cul sec montée à l’Espace Go en 1995. Ce portrait d’une jeunesse désabusée est suivi de Si la tendance se maintient, brûlot écrit, mis en scène et joué pendant la campagne référendaire de 1995. Il enchaîne avec Les Gagnants, en 1996, qui sera en nomination pour le texte original à la Soirée des Masques. Par la suite, François Archambault reçoit en 1998, avec 15 secondes, le prix du Gouverneur général du Canada. L’équipe de création, construite autour du comédien Dave Richer, atteint de paralysie cérébrale, est quant à elle récompensée par le Masque de la révélation.

En 2003, La société des loisirs, pour laquelle François Archambault remporte le Masque du meilleur texte original, est créée à La Licorne et récolte le Betty Mitchell Award pour le meilleur nouveau texte canadien. Elle sera montée à Paris en 2015 pour une centaine de représentations suivies d’une tournée.

Dès sa création en janvier 2014, sa pièce Tu te souviendras de moi connaît un immense succès et sera présentée à guichets fermés à la Licorne, puis à travers le pays pour un total de 157 représentations. Valant à son auteur le prix Michel-Tremblay, elle fut produite au Canada anglais, aux États-Unis, en Belgique, en France et en Suisse. Tu te souviendras de moi sera aussi portée au grand écran par le réalisateur Éric Tessier.

À l’été 2018, il propose Quelque chose comme une grande famille, écrite spécialement pour célébrer les vingt ans du Petit Théâtre du Nord.

Auteur en résidence chez Duceppe depuis 2018, sa pièce Pétrole est la première œuvre créée dans le cadre des résidences d’écriture de la compagnie.

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Metteuse en scène

Photo : Éva-Maude TC

Édith
Patenaude

Finissante du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2006, Édith Patenaude s’est aussitôt lancée dans la création. Avec Les Écornifleuses, dont elle assure la direction artistique pendant dix ans, elle développe un territoire de création libre. Au sein de cette compagnie de Québec, elle écrit notamment Barbe Bleue et la maison dans la forêt s’est allumée, Le monde sera meilleur et, avec Jocelyn Pelletier, Disparaître ici. Elle signe la mise en scène de leur troisième production, L’absence de guerre. Créé au Théâtre Premier Acte, le spectacle lui vaut le Prix de la mise en scène des Arts et de la Culture de Québec.

Édith Patenaude reçoit en 2016 le Prix de la critique de l’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) section Québec pour sa mise en scène de 1984, l’adaptation du roman culte présentée au Théâtre du Trident et au Théâtre Denise-Pelletier. L’AQCT la récompense l’année suivante d’une nomination pour son travail de direction sur Far Away et la couronne du prix de la meilleure mise en scène à Montréal pour Mes enfants n’ont pas peur du noir. Édith Patenaude collabore de plus à la création du iShow et de Straight Jacket Winter, codirige Post Humains, monte Invisibles et adapte le démesuré Titus, d’après Shakespeare, dont elle signe la mise en scène, spectacle présenté au LANTISS et au Théâtre Prospero, en 2017 et 2018.

Également comédienne (Vertiges, Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges, Inès Pérée et Inat Tendu, Selfie, Tout ce qui tombe, Scalpés), elle assure la direction artistique du Jamais Lu Québec de 2012 à 2015 et est artiste associée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui depuis janvier 2019.

Créatrice audacieuse et prolifique, elle dirige en 2020 les nouvelles créations de Dany Boudreault (Corps célestes, au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui) et de Steve Gagnon (Les étés souterrains, un monologue livré par Guylaine Tremblay, à La Licorne). La metteuse en scène monte finalement le classique d’Arthur Miller Les sorcières de Salem au Théâtre Denise-Pelletier.

Édith Patenaude signait en 2018 une première mise en scène chez Duceppe, celle d’Oslo de J.T. Rogers.

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Traducteur

Photo : Daniel Desmarais

Frédéric
Blanchette

Auteur, acteur, traducteur et metteur en scène, Frédéric Blanchette occupe une place importante dans le paysage théâtral québécois. Chez Duceppe, en plus de signer la mise en scène de l’audacieuse pièce Consentement en décembre dernier, il a monté avec succès Quand la pluie s’arrêtera, L’espérance de vie des éoliennes et À présent. Comédien, on l’a aussi applaudi sur les planches du Théâtre Jean-Duceppe dans Sunderland et Août – Un repas à la campagne.

Diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 1998, Frédéric Blanchette fait sa marque dans chacun des domaines artistiques qu’il touche. Il a d’ailleurs récolté plusieurs nominations au gala des Masques, étant notamment en lice en 2004 pour la révélation et la mise en scène de l’année pour Cheech ou les hommes de Chrysler sont en ville de François Létourneau. Trois ans plus tard, il reçoit le convoité Masque du meilleur texte original pour sa pièce Le Périmètre.

Parmi ses nombreuses mises en scène, mentionnons L’ancien quartier de David Mamet, Appelez-moi Stéphane de Claude Meunier et Louis Saia, Les Grandes Occasions de Bernard Slade, Le paradis à la fin de vos jours de Michel Tremblay, L’obsession de la beauté de Neil LaBute, Enfantillages de François Archambault, Being at home with Claude de René-Daniel Dubois et Tribus de Nina Raine. Tout récemment, il montait Dans le champ amoureux de Catherine Chabot et Amour et information de Caryl Churchill. Il signe aussi la mise en scène de Trahison d’Harold Pinter présentée au printemps 2018 au Rideau Vert.

Comédien, Frédéric Blanchette est apprécié autant au théâtre (Ennemi public, Les Trois Mousquetaires, Raphaël à Ti-Jean, Hamlet, etc.) qu’à la télévision (Béliveau, Boomerang, 19-2, Toute la vérité, etc.). Il jouait également dans la série Tu m’aimes-tu?, dont il est idéateur et coscénariste. Au cinéma, il était de la distribution des films Horloge biologique, Louis Cyr et Autrui.

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Mot de la direction artistique

August: Osage County, devenue Disparu·e·s chez Duceppe, s’inscrit dans la lignée des grandes fresques familiales américaines. C’est assurément l’une des pièces les plus puissantes issues de cette dramaturgie depuis le tournant du siècle.

Tracy Letts nous plonge dans l’univers des Weston, et plus particulièrement celui des trois générations de femmes qui sont l’âme, le cœur et le corps de cette famille.

Une famille forte, mais marquée par de profondes déchirures.

Des déchirures qui font écho aux dissensions qui affectent l’Amérique.

La cellule familiale est source de compromis. On y apprend à aimer ses proches de façon inconditionnelle et à apprécier leur différence. Mais quand un conflit affecte nos valeurs profondes, il arrive que nous soyons poussé·e·s dans nos derniers retranchements. Doit-on alors préserver la cellule familiale à tout prix?

Il y a longtemps que nous voulions travailler avec René Richard Cyr. S’il est devenu l’un de nos plus grands metteurs en scène, c’est justement parce qu’il a un don pour créer ces familles.

Une partie importante du travail de la mise en scène est de trouver la bonne actrice ou le bon acteur. Puis, de fil en aiguille, la famille est rassemblée. Au cours du processus des répétitions, elle rencontrera indéniablement des tempêtes, des périodes de doutes. C’est à ce moment que la mise en scène doit écouter, tempérer et éclairer.

René Richard excelle dans cet art parce qu’il élève tout le monde autour de lui.

Nous sommes fiers de vous présenter sa formidable famille de Disparu·e·s.

Bienvenue chez eux!

David et Jean-Simon

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Mot du metteur en scène

Nos vies sont traversées par mille disparitions.

L’enfance est vite passée, les désillusions s’amoncellent, l’amour ne dure pas toujours, l’argent est vite dépensé, les distances et le temps nous éloignent les uns des autres, les jours s’allongent, les nuits raccourcissent, la santé se fragilise, la vieillesse surgit trop tôt et finalement la mort rend tous nos efforts futiles et nos espoirs sont déçus. À vrai dire, on ne reconnait vraiment la valeur des gens et des choses que lorsqu’on les a perdus.

 

Il y a déjà longtemps que la famille Weston a explosé et même si l’on tentait d’en recoller les morceaux, les brèches et les blessures sont trop profondes et nombreuses pour que le passé soit effacé, le présent vivable et l’avenir possible. La précarité et la fragilité de leurs relations sont à l’image d’une Amérique déboussolée alors que tous les repères et les certitudes s’ébranlent. Confronté·e·s à tous les bouleversements sociaux, politiques et humains qui nous secouent, il devient de plus en plus impossible de vivre dans le confort et la quiétude. Et c’est peut-être tant mieux ainsi. Car le monde doit changer.

Nous savions que nous n’étions pas immortel·le·s, que nous étions tous inexorablement seul·e·s, nous sommes maintenant confronté·e·s au courage de ne pas sombrer dans le désespoir. Il faut vivre, il faut croire, mais il faut surtout tout réinventer.

À demain, en espérant que l’on ne soit pas disparu·e·s.

René Richard Cyr

P.S. Ah oui! J’oubliais! C’est peut-être aussi une comédie! La comédie humaine!

 

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